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Progression tricolore

[Equipe de France]  - le 19/05/2006

[Equipe de France] Bien moins rude que la journée d'hier où plus de 35 noeuds avaient été enregistrés sur le plan d'eau, ce jeudi a permis que soient disputées toutes les régates prévues.
"On peut même dire qu'on a eu vraiment de bonnes conditions avec un peu plus de 10 noeuds de vent et plutôt réguliers pour un plan d'eau fermé" appréciait même le barreur de l'un des deux 49er tricolores, Manu Dyen, à son retour à terre.

Ces régates disputées "à la régulière" ont éclairé un peu mieux la hiérarchie alors qu'il ne reste plus qu'une journée de régates en flotte avant les Medals races prévues samedi. Et dans ce bilan du jour on dénombre pas moins de onze équipages français ayant des chances sérieuses de podium dont encore sept qui jouent pour la gagne.
Dans cette catégorie, on trouve toujours Ingrid Petitjean et Nadège Douroux en 470 femmes et Thomas Lebreton en Laser. Ceux-là connaissent d'ailleurs un parcours comparable puisque s'ils maintiennent leur leadership, ils ne possèdent plus qu'un point d'avance sur leur poursuivant immédiat. C'est le cas pour les Marseillaises (3 et 8 aujourd'hui) devant les Australiennes Elise Rechichi et Tessa Parkinson (1 et 3) et du Breton (2 et de 8) vis à vis de l'Australien Tom Slingsby (1 et 3 des régates du jour).

Un petit point, c'est également ce qui sépare ce soir le nouveau leader de la flotte des RS:X, Julien Bontemps (6 et 3 aujourd'hui) de son dauphin le néo-zélandais Tom Ashley mais Maksym Oberemko, 3ème à deux points, reste dans le match.
Quatrième, Nicolas Huguet, qui nous disait hier avoir du mal à s'adapter au plan d'eau, n'a bien sûr pas perdu l'espoir d'accrocher le podium mais il concède désormais 15 points à son compatriote. Chez les filles, Pauline Perrin et Charline Picon, respectivement 7ème à 3 points de la 3ème et 8ème à 5 points, ont également des raisons d'y croire mais la Chinoise Qiu Bin Chen, largement en tête, parait inatteignable.

Désormais à égalité de points avec la 1ère, l'américaine Page Railey, Sophie de Turckheim signe une progression de trois places et ce malgré un OCS. A l'inverse, Sarah Steyaert a rétrogradé à la 8ème place et pointe désormais à 9 points de la 3ème marche du podium.

Mais la meilleure progression tricolore du jour est à mettre au crédit des frères Bonnaud en 470 revenu en l'espace de deux manches de la 10ème à la 3ème place à 9 points des leaders australiens Nathan Wilmot et Malcom Page et 5 points des seconds, une autre fratrie, celle des Coster.

Enfin, on terminera l'analyse des médailles françaises avec les catamarans de sports. En Hobie Tiger, Xavier Revil et Christophe Espagnon, 10ème et 3ème ce jeudi, accèdent à la deuxième place mais à 7 points du duo Bundock/Ashby qui, 1er et 10ème, a réalisé une meilleure journée. Cette série promet d'être chaude et en tout cas la plus acharnée pour le podium puisque six petits points séparent nos deux français des huitièmes.
Enfin la 4ème place de Marie Duvignac et Pauline Thevenot en Hobie 16 est trompeuse. En effet, dès demain, cette série qui, en raison du petit nombre initial de participants, n'a pas connu de phases de qualification et donc de remise des compteurs à zéro, verra deux manches soustraites du décompte total et à ce petit jeu, les deux françaises sont en réalité virtuellement en tête ! Mais les quatre petits points qui séparent ce soir les quatre premières promettent du suspens jusqu'au bout.

Aux onze équipages tricolores cités et qui devraient en tout état de cause rentrer dans Top Ten des medals races, il faut en ajouter pluseurs qui ont plus ou moins de chances de faire aussi bien.
On pense en premier lieu à ceux qui, le tempérament aidant, n'ont pas encore totalement abdiqué des possibilités de podium même si le challenge devient de jour en jour plus difficile : Félix Pruvot en Laser (6ème mais à 19 points du 3ème), Yann Guichard et Laurent Guillemette qui doivent à deux mauvaises manches aujourd'hui (18 et 16) de reculer à la 9ème place à désormais 23 points des leaders, Samuel Launay, 7ème en RS:X, à 20 points du 3ème. A ceux qui en ont fait un objectif pour démontrer leur progression de la hiérarchie mondiale : en 49er, Manu Dyen et Yann Rocherieux (9ème) qui, grâce à une manche victorieuse, gagnent trois rangs et Alexandre Monteau et Damien Guillou qui ont fait le chemin inverse (14ème, ils en ont perdu 4) mais restent en course. Plus dur sera le challenge pour Vincent Garos et Pierre Leboucher (15ème en 470 hommes à 7 points du 10ème), Moana Vaireaux et Romain Petit (13ème à 12 points du 10ème en Hobie Tiger) et a priori impossible pour Solenne Brain 22ème en Laser Radial à 30 points de la 10ème.

Pour un petit point et malgré une jolie victoire dans le de 2ème Round Robin de la journée, les deux équipages français engagés dans la course en Team (cf plus bas) n'ont pu accrocher une des deux places de repêchages pour les quarts de finales qui seront disputées à partir de demain. Dommages pour François Brénac/Robert Moner et Christian Ponthieu/Claire Bossard qui auront malgré tout eu la satisfaction de progresser tous les jours dans une spécialité quasi inconnue des français.



En direct de Neusiedl


De l'art du Hobie Cat 16 sur un lac à hauts fonds par temps d'orage : Le temps nuageux qui a sévi hier sur le lac de Neusiedl a occasionné des grains à plus de 35 noeuds. Un temps à chavirage qui a effectivement entrainé pas mal de sorties de route chez les catamarans de sport au point de laisser sur le flanc près des deux tiers de la flotte dans la dernière manche. Rien de facile en temps normal mais ici le peu de profondeur (1m50 maxi) a suscité encore plus d'émois et de casse. Yann Guichard raconte : "Il faut déjà savoir que le Hobie Cat 16 est moins stable que le Tornado. Ajoutons qu'à quelques exceptions près, je pense aux équipages de Bundock et Hagara qui sont de grands spécialistes de ce support, nous n'y sommes pas habitués. Donc mercredi, quand le grain est passé sur nous, il y a eu des chavirages. Et là c'est sûr qu'avec 1m à 1m50 d'eau, l'exercice devient curieux : d'un côté, on peut presque se mettre debout pour remettre le bateau à l'endroit mais de l'autre les mâts ont vite fait de toucher le fond d'où des casses. Hagara a ainsi cassé son mât". La brise plus tranquille de ce jeudi a remis les choses d'aplomb. A un détail près : "contrairement aux Tornado, les Hobies ont des dérives et ici on "gratte" le fond avec - sourit le barreur français - et c'est d'autant plus rapide que l'eau douce porte moins que l'eau salée...". Pas facile, la vie de "marin d'eau douce".

Danger : eaux poissonneuses ! : On sait que sur les océans les rencontres avec des baleines sont devenues sources d'avaries, parfois graves, pour les multicoques ou monocoques océaniques (et, malheureusement de blessures pour les cétacés).
On imagine moins que les eaux poissonneuses d'un lac peuvent perturber des régates. Ici sandres, perches ou autres sont tellement nombreux qu'il est fréquent de voir un équipier se pencher pour dégager l'un de ses poissons bloqués sous la coque ! Hors un ralentissement passager, la manoeuvre se termine souvent bien mais hier elle a occasionné une blessure pour le planchiste calédonien Samuel Launay : "un poisson était coincé dans ma dérive et je n'ai pas pu l'enlever. Il a donc fallu que je saute à l'eau et comme il y a peu d'eau, je me suis retrouvé avec la jambe en porte à faux en extension".
Conséquences : Samuel a du passer un long moment chez les Kinés de l'équipe de France pour soulager des ligaments croisés douloureux. Pas de quoi décourager ce jeune planchiste de 24 ans, 7ème ce jeudi soir au général : "Ici, comme ailleurs, je n'aime pas débuter une régate en me fixant un objectif. Je viens pour faire le mieux possible et après on voit".
Pas d'objectif affirmé pour ce Mondial donc mais une ambition affichée pour Pékin : "je suis comme tout le monde, je vise la place pour les JO. Je suis plutôt typé petit temps donc c'est un avantage pour Pékin mais je sais que j'ai aucune chance de me qualifier si je ne gagne pas en polyvalence".
Surtout quand la concurrence se nomme Julien Bontemps et Nicolas Huguet...

Du mieux pour Manu et Yann en 49er : Manu Dyen et Yann Rocherieux ont débuté difficilement les phases finales mais dans un temps redevenu plus clément ils ont aujourd'hui gagné 3 places en remportant notamment une manche.
Manu, le barreur, nous dit ses impressions avant la dernière journée en flotte : "Nous naviguons dans des conditions très irrégulières car c'est un plan d'eau environné de terres. En outre, c'est une toute petite flotte et si tu n'es pas dans le coup dès le départ c'est très dur de revenir. Enfin les eaux sont marrons et il est donc difficile de lire les risées. Notre objectif est de terminer dans les huit".

Des duels vus de terre : Les régates en Team proposées pour la première fois dans des Jeux Mondiaux constituent un exercice fort différent des épreuves habituelles. Une fois passé l'étonnement - on l'a dit l'enjeu n'est pas de terminer premier mais de reléguer l'un des deux bateaux adverses à la dernière place (voir communiqué du 19 mai) - on observe avec intérêt ces match races disputés en double. Surtout quand, mouillé à 10 mètres de la jetée, le parcours, avalé en un quart d'heure, permet aux spectateurs de ne rien manquer du match.
Entraîneur de l'équipe française, Philippe Gomez décrypte cet exercice pour nous : "C'est de la stratégie militaire. L'enjeu est de toujours resté groupé et toujours se retrouver à deux contre un. Tant que tu n'es pas classé un et deux, la vitesse compte peu car l'essentiel est de freiner au moins l'un des deux bateaux adverses. D'où des manoeuvres quasi incessantes, des virements de bord en pagaille et une très grande capacité de réaction. Je dirais que dans l'ordre de priorité on retrouve en un les manoeuvres, en deux la tactique et en trois la vitesse".

Rappel des Français participant aux finales :
Laser Standard :
Jean Baptiste Bernaz (COYC Hyères)
Thomas Lebreton (SR Brest)
Félix Pruvot (CN Fouesnant Cap Coz - Equipe de France militaire)

Laser Radial

Solenne Brain (SR Brest)
Sophie de Turckheim (YC Antibes)
Sarah Steyaert (CV Chatelallion)

470 Masculin
Benjamin et Romain Bonnaud (SN Sablais / SN Sablais)
Ronan Dréano et Ronan Floch (YC Carnac / USAM Brest)
Vincent Garos et Pierre Leboucher (SNO Nantes / ASPTT Nantes )

470 Féminin
Ingrid Petitjean / Nadège Douroux (SN Marseille / SN Marseille)

Hobie Tiger
Yann Guichard / Laurent Guillemette (SRR / CN Pays Drouais)
Xavier Revil / Christophe Espagnon (SRV Annecy / SRR - Equipe de France militaire)
Moana Vairaux / Romain Petit (SR Brest / YC Carnac)

Hobie 16
Marie Duvignac / Pauline Thevenot (YC Toulon / YC Toulon)

RS :X Hommes
Julien Bontemps (ASPTT Nantes)
Samuel Launay (A. Calédonienne PAV)
Nicolas Huguet (La Pelle Marseille)

RS :X Femmes
Charline Picon (CN La Tremblade)
Pauline Perrin (CV Mayenne)

49er
Emmanuel Dyen / Yann Rocherieux (CNV Aix Les Bains / CN de Sciez)
Alexandre Monteau / Damien Guillou (CN Lorient / CN Lorient)

 

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