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Rencontre avec Axel Mazella à la World Cup Series France 2017

[Voile lgre]  - le 27/04/2017

[Voile lgre]

C'est à Hyères au terme de la deuxième journée de compétition que nous avons eu le plaisir de rencontrer Axel Mazella (COYCH). Actuellement leader du classement en kiteboard, à égalité de points avec Nicolas Parlier,  Axel nous raconte son parcours et sa vision de la discipline qu'il pratique à haut niveau.

Comment as-tu commencé en Kiteboard ?

J'ai commencé à l'âge de 12 ans. Je suivais mes grands frères qui pratiquaient, mais il a fallu attendre que je sois un peu plus lourd pour faire mes premières sorties. J'ai débuté en Twintip puis ensuite j'ai fait de la Raceboard.

Avais tu fais de la voile avant de débuter le Kite ?

Non, j'ai directement débuté en kiteboard. Et cela a été un peu pénalisant pour moi lors de mes premières compétitions. Mes adversaires avaient un passé de  régatier en dériveur et ils étaient plus à l'aise sur les aspects stratégique et tactique. J'ai dû beaucoup travailler le placement et apprendre le « jeu de la régate » pour réussir à progresser dans les classements.

Tu as fait vite car tu as déjà un beau palmarès ?

Aujourd'hui j'ai 19 ans et oui j'ai déjà remporté des titres en junior. Je suis passé chez les séniors en 2016 et j'ai fait 2ème de la Gold Cup et 3ème du Championnat du Monde. J'espère faire mieux cette année.

Parles-nous un peu du kitefoil que tu pratiques ici à Hyères ?

J'adore le Kitefoil. Pour moi c'est la meilleure discipline. J'adorais ce que je faisais avant, mais quand j'ai eu l'occasion de passer en foil fin 2014 cela a été un vrai coup de cœur !  Cela n'a rien à voir comme pratique. Je me suis du coup encore plus donné et j'ai eu une forte progression.

Seras tu à Santander au mois de juin pour la finale de la World Cup Series ?

Je ne sais pas encore. C'est un peu compliqué car aujourd'hui je suis déjà sur deux circuits différents. Je participe à l'Hydrofoil Pro Tour et également à la Gold Cup. Le premier circuit ne délivre pas de titre mais c'est celui sur lequel je retrouve tous les meilleurs dont les Américains. Le circuit est très orienté sur l'image. Le second délivre un titre ce qui est plus valorisant notamment pour trouver des partenaires.

Justement, peux-tu nous dire si tu vis de ta discipline ?

J'ai le statut de sportif de haut niveau, mais je n'en vis pas. Mes partenaires me permettent de financer mon matériel et mes déplacements et les quelques price money que je gagne me permettent d'arrondir le budget. Quand je ne cours pas je suis en première année de kinésithérapie. Peu de coureurs sur le circuit peuvent en vivre.

Le CIO étudie l'intégration du Kiteboard aux Jeux Olympiques, étant donné ton âge c'est quelque chose que tu as en tête ?

Bien entendu j'adorerais représenter la France aux Jeux Olympiques, mais je souhaiterais que cela se fasse sur un matériel performant. Notre discipline est très spectaculaire quand nous la pratiquons avec du matériel de pointe. Aujourd'hui nous pouvons atteindre les 44 nœuds. Si on nous impose un matériel trop restrictif cela ne sera pas aussi spectaculaire et du coup un peu déceptif. Il faut faire attention à cela.

Dans ta quête de performance, y a-t-il des nations que tu crains le plus ?

En kitefoil, la France est à la pointe, donc la concurrence est donc d'abord nationale. Ensuite les Américains travaillent beaucoup sur le développement du matériel. Les Espagnols ont également un beau niveau, comme les Italiens et quelques pays de l'Est. Aujourd'hui le niveau est plus dense qu'avant. Les écarts liés au matériel sont moins importants donc les courses sont plus disputées. Notre discipline est encore jeune, notamment le foil, cela se ressent sur l'évolution du matériel, l'âge des compétiteurs et le fait que nous n'ayons pas un seul circuit référent.

Tu es en tête du classement ce soir, j'imagine que tu vises la victoire ici lors de la WCS France 2017 ?

Oui je vise la première ou la deuxième place. Nicolas et Maxime sont également en forme. Nous nous connaissons bien. Nous verrons après la Medal Race. Mais c'est certain que j'adorerais gagner ici à Hyères chez moi !

Crédit photo : Pedro Martinez / Sailing Energy / World Sailing

 

Par : Communication


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