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BILAN DU TEST EVENT

[Equipe de France]  - le 14/08/2011

[Equipe de France]

L'équipe de France a terminé hier le Test Event soit la répétition générale des JO sur le site et avec le même format de course. Elle termine avec deux podiums - une médaille d'or pour Pierre Leboucher et Vincent Garos en 470 et une d'argent pour Jonathan Lobert en Finn - auxquels il faut ajouter sept autres finalistes puisque seuls les Star ne sont pas parvenus à se qualifier en Medal Race. Le Test Event avait une double importance pour le camp français. D'une part il s'agissait d'une des épreuves de référence en vue de la sélection pour les JO, d'autre part c'était une occasion exceptionnelle de se jauger avec les meilleurs des autres nations dans les conditions des JO. Philippe Gouard, Directeur technique national et sélectionneur, tire pour nous les conclusions de ces deux semaines de course.


Interview Philippe Gouard, DTN

Le Test Event c'est la répétition des JO pour les équipes mais aussi pour l'organisation, qu'en avez-vous pensé ?
P.G : "L'organisation technique sur l'eau était parfaite. Clean, propre, technique, épousant parfaitement le format des JO. Vu la diversité des vents synoptiques possibles en cette saison et des effets de site, il s'agira certainement de JO très ouverts, où il sera difficile de prévoir les résultats. Ils vont récompenser les meilleurs et les plus polyvalents".


Quel a été le type de vent rencontré ?

P.G : "Indéniablement cela a été typé "haut" avec des périodes de vent à 25/27 noeuds. Cela a révélé dans l'équipe des petits problèmes pour s'y adapter. Ca va jusqu'à 20/23 noeuds mais après on a plus de mal. Le nations physiques ont su tirer leur épingle du jeu : les pays de l'Est comme la Pologne ou Croatie, la Hollande, voir la Grande-Bretagne. Nous sommes très bons dans le vent médium/début de brise mais il va falloir travailler davantage dans la forte brise d'ici les Mondiaux de Perth qui seront également typés vent fort".


Le bilan de l'équipe de France pour ce qui constituait une épreuve de référence en vue des sélections
P.G : "Nous terminons avec deux médailles dont une d'or. J'aurais aimé avoir autant de médailles que les Britanniques (6, ndr) même si j'observe qu'ils n'ont également qu'une médaille d'or. Beaucoup de sport aimerait qualifier quasiment tous ses supports pour les finales, souvent tout prêt du podium, je pense à l'équipage de Claire Leroy en match racing notamment, mais cela ne nous suffit pas. A côté des résultats exceptionnels de Pierre Leboucher et Vincent Garos en 470 et Jonathan Lobert en Finn, certains de nos athlètes ont été un eu en dessous de ce qu'ils peuvent faire. Je pense aux 49er mais c'est spécifique car Manu Dyen revenait de blessure, au Laser Radial mais aussi nos planchistes. Je pense  qu'en planche, Julien et Charline doivent aussi être déçus car leur niveau normal doit les amener sur le podium. J'avais dit après nos excellent résultats de 2010 et de la SOF 2011 que nous étions un peu au dessus de notre niveau et qu'à un moment il y aurait une redescente sur terre. C'est fait : on est revenu à un juste niveau. Il faut donc repartir au travail pour changer de pallier, passer de 5 ou 6ème à 1. En un an tout est possible".


Comment ?
"L'ambition est forte chez toutes et tous. C'est le principal. Mais il y a encore du chemin pour passer du "j'ai envie" à "je me donne tous les moyens pour y parvenir". Pour être médaille d'or il ne faut pas être seulement très bons - nous sommes très bons - mais exceptionnels comme Ainslie ou Scheidt. Pierre et Vincent comme Jonathan l'ont compris. L'exemple de Lobert est éclairant : il montre que quand on veut on peut. Il a navigué sans barrière.  C'est surtout une question de mental, d'investissement en plus. Il faut gagner en autonomie, compter sur soi pour faire des gammes en plus. Il y a des prémisces et une fois qu'on y parvient, que l'on gagne, la confiance acquise appelle d'autres victoires. C'est exactement ce qui se passe pour Pierre et Vincent. Chacun doit comprendre qu'il est le propre maître de sa performance. Pour aller chercher ce petit plus, dépend des athlètes.".


La suite de la sélection ?
P.G : "Dans près de la moitié des cas je n'ai pas de certitude. Le Mondial de Perth sera la dernière épreuve de sélection comme prévu. Je choisirais ceux que je sens capable de se transcender le jour J pour décrocher le podium.  C'est une question de personnalité. Après Perth, j'annoncerai les titulaires et les suppléants".


Comment avez-vous jugé la concurrence ?
 P.G : "La Grande-Bretagne est présente comme prévu avec toute sa puissance. Mais j'observe qu'elle n'est parvenue à réaliser qu'une médaille d'or. En fait le haut niveau s'est élargi avec des nations historiquement moins fortes mais qui ont beaucoup travaillé et qui disposent de grands gabarits : la Hollande, la Pologne... C'est un phénomène que connaissent d'autres sports où à technique égale, les grands gabarits sont récompensés Cela redistribue pas mal de choses. Les Australiens ont aussi été très présents mais chez eux, comme en Grande-Bretagne, la voile olympique est une discipline majeure. Je suis un  peu déçu par les américains mais ils peuvent rebondir. Beaucoup de pays peuvent prétendre aux podiums dans un an".    

 

Par : Effets Mer


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