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SOF 2009 : Les Français engagés en Medal race dans six des dix séries

  - le 23/04/2009

Pour l'avant dernière journée de la SOF, le vent n'a cette fois pas eu besoin de prolongations. Une jolie brise thermique s'est installée classiquement vers 13 heures pour s'étager entre 5 et 10 nœuds au cours de l'après-midi en oscillant de 40° au gré de ses humeurs. Soleil de plus en plus étincelant en prime… Les manches prévues ont donc pu être courues avec un élément important en sus : les séries ayant toutes accumulé plus de 9 manches, les deux plus mauvaises ont donc été enlevées de la comptabilité générale de chacun. La bonne affaire revenait donc à ceux des meilleurs qui accumulaient deux très mauvaises manches. Mais globalement, cela n'a pas bouleversé la donne pour les leaders.

 

Paul Goodison, toujours en tête en Laser avec 10 points d'avance, en est la preuve tranquille….  Le premier Français, Malo Leseigneur, termine à une prometteuse 27ème place.

 

Chez les filles du Laser Radial, la finale sera plus compliquée pour la tchèque Veronika Fenclova qui voir le retour de la championne olympique Anna Tunnicliffe à seulement 4 points dans son rétroviseur.

 

Les italiens Sibello en 49er sont quant à eux déjà assurés de la victoire avec 22 points d'avance sur les frères Alonso. Les Français réalisent une belle performance groupée dans cette série en qualifiant quatre équipages pour la Medal race signe d'une belle dynamique. Morgan Lagravière et Yann Rocherieux, 5ème mais à 17 points du podium, mènent le bal tricolore devant Manu Dyen et Stéphane Christidis, 7ème . Toujours aussi extrêmement réguliers aujourd'hui, Julien d'Ortoli et Noé Delpech, 8ème et Axel Silvy et Ulysse Hoffmann, 9ème. 

 

En 470 femmes, les danoises Henriette Koch et Lene Sommer mènent le bal avec 5 points d'avance sur les hollandaises Margriet Fokkema et Marieke Jongens. Dans cette série, Ingrid Petitjean et Nadège Douroux, 8ème ce soir avec une jolie place de 2 cet après-midi, soit leur meilleure depuis le début de l'épreuve, se qualifient pour les Medal races. Si la première place se jouera entre Danoises et Hollandaises, tout reste ouvert pour la 3ème.

 

En 470 hommes, la victoire devrait se jouer entre Zandona/Mancinelli, les suisses Buhler et Steiger et les japonais Ryunosuke et Yugo. Avec un avantage de 10 points, les Italiens partent favoris. En enlevant de leur cumul de points leur départ volé de mardi et leur disqualification subie hier, Pierre Leboucher et Vincent Garos accrochent la 7ème position avant la Medal race de demain grâce à leurs places de 4 et 11 obtenues aujourd'hui. Nicolas Charbonnier, malade depuis le début de la semaine comme bon nombre de Français (victime de cette épidémie, Félix Pruvot en avait même été quitte pour déclarer forfait en Laser) et Baptiste Meyer Dieu sont 9ème. Tous deux disputeront donc la Medal race et on peut compter sur eux pour ne rien lâcher même si le podium paraît difficile.

 

En Finn, la physionomie en tête n'a pas changé non plus avec le croate Ivan Kljakovic arrimé solidement à la première place, 11 points devant le slovène Gasper Vincec. Par contre, aucun des deux Français ne sera finalement parvenu à rentrer en finale : Thomas Le Breton termine 14ème et Jonathan Lobert 16ème. L'entraîneur des Finn, François Le Castrec estime qu'en « classement ce n'est pas un bon résultat, mais par rapport à l'échéancier que l'on s'est fixé c'est bien. Jonathan a aujourd'hui plus d'arguments techniques mais il passe à côté depuis son OCS de mardi. On est déçu pour lui car il va bien et son matériel aussi. Thomas, c'est un puzzle qui se met en place petit à petit. On valide un mât, des types de voile et il lui faut gagner de la vitesse au portant. On est donc optimiste pour les grandes épreuves de l'été ».

 

Pas de changement non plus, heureusement pour les tricolores, en Star et 2.4.  Après deux places de 4 aujourd'hui et une victoire sur la dernière manche, Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot devraient s'imposer demain sur la première marche du podium sauf s'ils ne terminaient pas la Medal Race (bris de matériel ou pénalité ) ! Ils ont ce soir 11 points d'avance sur les Américains.

 

Même sérieuse option sur la victoire pour Damien Séguin qui, deux fois premier cet après-midi, possède 9 points d'avance sur le canadien Paul Tingley. Les places du podium seront très disputées : 3 points séparent Tingley du 5ème, le hollandais Thierry Schmitter.

 

A ces deux podiums certains pour la France, devrait se rajouter celui de Julien Bontemps en planche à voile RS :X voire de Samuel Launay. Si notre médaillé d'argent aura du mal à dépasser l'israélien Shahar Zubari en tête de 13 points, il devance son plus proche poursuivant, le britannique Nick Dempsey, de 7 points. Samuel, 4ème, est lui à 2 points du podium (lire l'article ci-dessous).

 

Par contre, chez les filles aucune Française ne rentre en finale, Eugénie Ricard échouant de deux places. La chinoise Peina Chen est toujours en tête mais elle devra se méfier du retour de la médaillée de bronze Bryony Shaw, qui grâce à ses deux places de 4 et une victoire de manche, ne lui concède que 10 points ce soir. L'israélienne Maayan Davidovitch, 2ème hier, soir s'est un peu écroulée, et ne peut plus guère espérer un podium.

 

Onze Français répartis dans six séries participeront donc aux Medal race avec trois médailles quasiment assurées, une à portée d'étrave et encore des possibilités pour les autres même si elles sont restreintes.  Ces finales à dix qui comptent double débuteront demain, juste devant le port de Hyères, à 10 heures. Un vent d'Est d'une quinzaine de nœuds voire plus est prévu ce qui devrait permettre de respecter un programme qui sera conclu vers 15 heures. Voilà une Semaine Olympique de Hyères rondement menée.

 

 

Samuel Launay ou l'émulation d'une série médaillée

La Nouvelle-Calédonie a souvent donné de bons régatiers à la France et plus particulièrement en planche. Samuel Launay, 27 ans, en est l'illustration.

La planchiste tient à ses attaches : « chaque fois que je rentre là-bas, je me sens calédonien. Et aux yeux des gens ici, je suis aussi calédonien. Je cours pour la France mais c'est quelque chose d'important d'être des îles ».

 

Samuel, qui a été le partenaire d'entrainement de Julien Bontemps en vue des JO de Pékin, aborde cette nouvelle préparation olympique avec une certaine philosophie : « en ce moment, j'aborde la PO année après année. Je n'oublie pas le but final que sont les JO mais j'ai envie de me faire plaisir aussi. Je m'étais mis pas mal de pression avant la Chine car c'était un plan d'eau qui convenait plutôt à mes qualités de régatier.

Londres, ce sera différent, c'est un plan d'eau qui exige d'autres qualités que les miennes actuellement. J'ai encore beaucoup à travailler car je sais ne pas avoir à l'heure actuelle les capacités pour décrocher une médaille. Mais si on s'engage pour quatre ans, avec tous les investissements que cela implique, c'est que l'on y croit !

Dans cette SOF, je m'en sors super bien car j'étais malade au début de la régate. J'avais beaucoup de fièvre et le petit temps impose une grosse condition physique. Ce sont mes qualités habituelles et j'ai quand même pu assurer. Depuis mercredi, je suis moins malade. Avoir un médaillé olympique dans l'équipe, c'est à la fois un avantage et un inconvénient : la discipline a plus de reconnaissance mais on sait aussi que les sélections n'en seront que plus difficiles dans deux/trois ans.

D'un autre côté, le cran d'avance que possède Jules nous oblige à nous surpasser. Ce n'est pas plus mal ».

 

Camille Lecointre et Mathilde Géron, ensemble après dix ans sans parole

A l'exception de Pierre Leboucher et Vincent Garos et d'Ingrid Petitjean et Nadège Douroux, tous les autres équipages en double qui composent l'équipe de France sur les séries 470, 49er et Star ont changé.

 

C'est le cas de Camille Lecointre qui compose avec Mathilde Géron un nouveau duo. Toutes deux sont Havraises et se connaissent depuis l'Optimist où elles étaient concurrentes.

 

Et paradoxalement, depuis lors, ces deux jeunes ne sont pas parlées, elles se battaient même un peu froid : « en fait, cela venait plutôt de nos entourages et entraîneurs de l'époque car nous avions 8 ans » s'amuse Camille.

 

Et voila donc Camille et Mathilde, unies, sur un même bateau. Comment en est-on arrivé à ces retrouvailles ?

 

Mathilde raconte : « Je faisais surtout de l'habitable, Mumm, Tour de France à la Voile et je pensais me mettre au match race et puis Camille m'a dit qu'elle cherchait une équipière. Je me suis dit : on peut essayer ».

 

Les deux jeunes Normandes sont effectivement en période d'essai puisque la SOF constitue leur deuxième épreuve après Palamos.

Pas simple : « les résultats sont modestes mais on progresse dans notre projet » analyse la barreuse.

« D'autant que Benjamin Bonnaud qui nous suit sur cette SOF nous  a tout fait recommencer à zéro. Donc pour le moment on recule mais c'est pour mieux progresser ensuite » relaie Mathilde.

 

Camille estime important le potentiel de  sa coéquipière question tactique et stratégie : « mais je pratique en habitable donc il faut que j'adapte ces qualités au 470. C'est l'un de nos axes de travail ».

 

Pas qualifiées pour la Medal Race, Camille et Mathilde ne s'en étonnent pas : « Vu où nous en sommes, la SOF n'était vraiment qu'une épreuve de travail ».

 

Un travail qui va être perturbé jusqu'en juin par les occupations professionnelles de Mathilde qui navigue à la Brittany Ferries : « j'embarque deux semaines sur trois et celle de libre je navigue mais ce n'est pas facile. J'espère bénéficier d'un CIP à partir de juin ».

 

Mathilde plus disponible pour sa préparation olympique, l'équipage pourra alors espérer atteindre ses objectifs de l'année : rentrer dans les Medal race des Jeux Méditerranéens et du Mondial.

 

 

Les Medal Races à la SOF vues par Bernard Bonneau

La SOF est la première épreuve où a été inaugurée en 2006 la formule actuelle des Medal races. Depuis, chaque année, toutes ont pu être disputées comme prévu. Bernard Bonneau tire un premier bilan des Medal Races et donne le programme de celles de demain.

Le système actuel ? « C'est un plus indéniable par rapport à ce qui se faisait demain. Cette formule de finale de type athlétisme et le fait que tout soit jugé sur l'eau rend la voile plus lisible. Mais on est quand même un peu dans une formule médiane entre ceux qui voudraient que tout soit remis à zéro avant la finale et ceux qui trouvent que l'on a déjà beaucoup évolué. » 

 

L'organisation des Medal Races a toujours été réussie depuis 2006 à la SOF, pourquoi ?

«  Il y a une part de chance avec la météo car beaucoup nous disait qu'avec les caractéristiques du plan d'eau, cela allait être difficile. Je crois aussi que c'était parce que nous étions convaincus du système et que l'on a mobilisé les moyens nécessaires. Les comités  de course sont très concernés et tous les moyens humains sur l'eau »

 

Demain comment cela va-t-il se passer ?

« Nous aurons deux parcours de chaque côté de l'entrée du port, une au nord et une au sud. Les deux flottes navigueront quasiment en même temps. On décalera juste les départs pour les besoins des médias. Chaque parcours dure 30 mn environ."

 

L'ordre des Medal Races demain

Rond nord (Comité de course présidé par Nathalie Péberel) : 49er, Star, Finn, Laser et Laser Radial

Rond sud (Comité de course présidé par Paul Bastard : 2.4, 470 hommes, 470 femmes, RS :X Hommes, RS :X femmes)

 

Il faut compter environ 45 minutes entre chacun des départs.

 

Par : Effets Mer


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