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Décisions règlementaires diffusées par voie électronique en application du deuxième alinéa de l'article R. 131-36, de l'article A. 131-2 du Code du Sport et de l'article 46 des Statuts de la FFVoile.

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SOF 2009 : Des sourires sous la pluie

  - le 21/04/2009

Côté français, les performances du jour sont à repérer du côte des Star, 49er, RS :X hommes et 2.4. Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot ont profité de conditions un peu plus régulières - un vent d'Est de 7/12 nœuds et de la pluie - pour aligner deux victoires de manche et une 2ème place ce qui place ce nouveau duo en tête des Star.

 

En 49er, les jeunes Axel Silvy et Ulysse Hoffmann doivent à leur belle régularité (une seule manche sur six en deça de 5) d'être sur les talons des italiens Sibello au Général. Globalement, les équipages français ont d'ailleurs bien marché dans cette série avec l'autre équipage espoir composé des Marseillais Julien D'Ortoli et Noe Delpech classés à la 7ème place et Manu Dyen et Stéphane Christidis bien remontés en 8ème position après une première journée difficile (voir l'article sur les 49er ci-après dans le communiqué).

 

En planche, Julien Bontemps, 2ème à 2 points du polonais Piotr Myszka, confirme son rang, Samuel Launay, 5ème, l'accompagnant pour le moment dans le Top Ten.

Même place pour Damien Séguin en 2.4 que ses deux manches de deux propulsent à un petit point de la britannique Helena Lucas.

On n'oubliera également pas les progressions d'Ingrid Petitjean et Nadège Douroux en 470, 3ème d'une série où les danoises Henriette Koch et Lene Sommer dominent pour le moment leur sujet, de Jonathan Lobert en Finn (7ème) et du jeune Calédonien Malo Leseigneur en Laser qui entre dans un Top Ten dominé par l'inévitable Paul Goodison (voir article ci-dessous).

 

Un peu plus dure a été la journée de nos équipages de 470 hommes : Nicolas Charbonnier et Baptiste Meyer sont 8ème. Pierre Leboucher et Vincent Garos sont 14ème.

 

Chez les femmes, aucune de nos représentantes n'entre ce soir dans le Top ten, la jeune Eugénie Ricard pointant à la 12ème place. Mais seules trois manches sont pu être courues dans cette série.

Demain, le soleil est attendu sur le plan d'eau de Hyères et la brise thermique devrait reprendre ses droits.

 

Pour en savoir : http://sof.ffvoile.net

 

 

SOUFFLE NOUVEAU SUR LE 49er FRANÇAIS

Chassé croisé prometteur L'an dernier, à la SOF, les deux équipages phares du 49er français étaient en pleine période de sélection. Manu Dyen et Yann Rocherieux d'une part, Morgan Lagravière et Stéphane Christidis d'autre part, concourraient en vue des JO.

C'est finalement les deux premiers qui acquièrent le privilège de défendre nos couleurs à Qin Dao avec à la clef une Xème place.

Un an après, les quatre sont toujours là, embarqués pour une nouvelle olympiade avec Londres en ligne de mire. Rien n'aurait changé ?

Au contraire tout a changé…

 

Yann Rocherieux raconte : « Après les JO nous avons tiré un double constat avec Manu : d'une part nous n'arrivions plus à nous enrichir mutuellement et à progresser au-delà des 10/15 meilleurs mondiaux, d'autre part nous voulions poursuivre l'aventure olympique ».

 

Guillaume Chiellino, l'un des 5 coachs manager de l'équipe de France et qui entraîne plus spécifiquement les 49er avec Nicolas Huguet, poursuit : «Dès lors, Manu et Stéphane qui se connaissaient depuis très longtemps, se respectaient et s'appréciaient, ont manifesté leur volonté de s'associer. Morgan et Yann se retrouvaient seuls. Des formules ont été tentées mais c'est finalement leur association qui a paru la plus riche de promesse ».

 

Ce type de chassé-croisé, rare dans la voile, a-t-il laissé des traces ?

« Au début nous avons été un peu dans l'interrogation mais finalement cela s'est vite mis en place car on se connait tous très bien - commente Manu Dyen - et il y a une bonne synergie dans le groupe. Avec Stéphane on s'affronte depuis qu'on a 15 ans, un coup c'est lui qui se sélectionne, un coup c'est moi. Nous avions voulu déjà nous associer mais on s'était toujours raté ! ».

 

Tous espèrent en tous les cas beaucoup de ces changements. Un nouvel élan en tous les cas nécessaire que Yann Rocherieux analyse avec lucidité : « Nous sommes pratiquement le même groupe depuis 8 ans à part Morgan qui est arrivé un peu plus tardivement et on doit constater que notre progression n'a pas été suffisante. Les gens qui nous font confiance attendent à juste titre plus de nous. Chacun va peut-être mieux se compléter avec l'autre car, si je prends notre équipage, Morgan est plus impulsif et expressif que Manu ce qui transforme mes habitudes de communication à bord. On se donne la saison pour bien s'adapter mais déjà le Mondial cet été sera un test important ».

Guillaume Chiellino voit lui « une petite période d'adaptation qui devrait entraîner les résultats à la baisse » mais estime ce chassé croisé bénéfique : « chacun des équipages va notamment pouvoir bénéficier de l'expérience et des informations tirées de leur ancienne association ».

 

On peut donc parler de souffle nouveau pour le 49er français, d'autant que deux équipages espoirs frappent aussi à la porte : Axel Silvy/Ulysse Hoffman et Julien D'Ortoli/Noé Delpech.

 « Il y a eu un travail conséquent avec eux sur la dernière année et ils bénéficient désormais d'un meilleur encadrement. Comme ils ont le potentiel, les résultats suivent. Cela donne quatre équipages entre qui l'émulation peut jouer à plein ! »

 

 

Axel et Ulysse : objectif les JO.

A Palma, les deux équipages espoirs ont donné raison à leur coach en terminant 11ème (D'Ortoli/Delpech) et 16ème (Silvy/Hoffman). Ils paraissent poursuivre à Hyères sur le même rythme avec la palme pour le moment à Axel et Ulysse, 2ème ce soir au général.

Curieusement, ces deux équipages ont vécu en décembre 2007 un chassé croisé comparable à celui de leurs aînés : « les deux équipages marchent bien mieux comme cela » analyse Ulysse.

L'autre événement, c'est la formation de ce collectif France-Espoirs et leur prise en main par l'ancien planchiste Nicolas Huguet : « Nico nous met sans arrêt sur l'eau et cela porte ses fruits aussi bien pour Julien et Noé que pour nous » se réjouit Axel.

 

Le barreur confirme « un bon potentiel de vitesse qui vient peut-être de mon passé en Hobie 16 et puis on s'est vite trouvé avec Ulysse ». Au départ, ils ne venaient pas à la SOF dans l'espoir d'un grand résultat : « en 49er, les mâts sont désormais en carbone, plus haut et plus léger, et la grand voile est à cordes. Nous venons de toucher le nouveau matériel donc nous étions venus à la SOF pour le prendre en main. Au début, on espérait rentrer en Medal race, là les choses peuvent changer » sourit-il…

 

Mais l'objectif des deux Méditerranéens, c'est d'abord le Mondial l'été prochain : « on espère terminer dans les 20 ». Et les JO c'est pour 2016 ? « 2012 ! » rectifie immédiatement Axel. « Et pour l'or !» ose Ulysse qui manifestement n'est pas du genre à faire un voyage pour rien… Et de rire malgré tout de sa spontanéité : « non, ne le dit peut-être pas »…

 

 

PRUVOT FORFAIT, LESEIGNEUR SE REVELE

En Laser, on savait les filles de l'équipe de France absentes pour cause d'examen, le forfait du local de l'étape Jean-Baptiste Bernaz pour une fracture du bras insuffisamment consolidée, c'est maintenant Félix Pruvot qui a du abdiquer en raison d'une bronchite aggravée d'une gastro-entérite ! Aucun membre de l'équipe de France ne défendra donc ses chances sur la SOF en Laser. En conséquence, c'est sur les jeunes que vont reposer les espoirs tricolores à Hyères. On pense évidemment aux membres du collectif « France-Espoirs » chez les hommes.

Un concept qu'Yves Léger, coach-manager des séries en solitaire, voit comme un « ascenseur sportif » : « il y a trois titulaires chez les hommes en Laser qui peuvent très bien intégrer l'équipe de France au cours de l'olympiade. Et de la même manière, il existe ce que j'appellerai des coureurs potentiels qui peuvent, eux, intégrer les espoirs. C'est le cas de Malo ».

 

Malo Leseigneur, 23 ans, licencié à la Société des Régates Calédoniennes où il habite depuis 15 ans, est pour le moment le meilleur français. Ce soir, il pointe même à la dixième place du général. Ce talent « brut » avoue manquer de repères malgré quelques performances en Optimist et Laser radial (en 2008, il a terminé 9ème du Mondial Radial hommes).

De ce manque de repères, il ne se formalise pas : « je ne veux pas me fixer d'objectif ici, pas me mettre la pression, je régate au jour le jour et on verra à la fin. J'ai une bonne vitesse dans les conditions d'aujourd'hui mais jusqu'à maintenant j'avais du mal à me situer sur les départs et dans le premier bord de près ».

Son intégration cette année au Pôle de Brest où il est entraîné par René Baget s'avère bénéfique : « c'est évidemment un bonus car je naviguais tout seul en Nouvelle-Calédonie ». Yves Léger suit Malo avec attention : « c'est quelqu'un au parcours atypique. En moins d'un an, il est déjà devenu le leader des jeunes Laséristes du Pôle de Brest par son talent.

C'est typiquement le genre de jeune régatier que nous devons suivre pour leur permettre de progresser avec les Pôles ».

 

L'étudiant en première année de Fac de droit à Rennes ne veut pas pour le moment s'embarrasser des appellations officielles. Il s'autorise juste à penser à la sélection pour le prochain Mondial de Laser.

Yves Léger n'en sourit pas moins : «il a terminé 42ème à Palma, s'il poursuit ainsi son entrée dans le collectif France-Espoirs pourrait venir tout seul… »

 

 

 

Par : Effets Mer


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