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La France quitte Qingdao avec trois médailles

[Equipe de France]  - le 21/08/2008

[Equipe de France]

Au sommaire :

- La dernière journée des JO en bref
- La  6ème place de Xavier Rohart et Pascal Rambeau  en Star avec leurs interviews (9ème de la Medal Race, 6ème au classement général)
- La dernière régate olympique des multicoques (Tornado)
- Les premiers bilans : interviews de Jean-Pierre Champion, Président de la FFvoile et chef de mission adjoint à Qingdao, de Philippe Gouard, DTN, et Claire Fountaine, directrice de l'équipe de France

 

 

La journée en bref

Pour le dernier jour des épreuves de voile à Qingdao, la Mer Jaune avait viré au gris. Le ciel était au diapason, pluie presque froide en prime. Ajoutons le vent qui a soufflé à une vingtaine de nœuds et on se serait cru en Manche … comme lors des premières Medal Races disputées ici samedi dernier qui avaient vu les premiers lauriers britanniques (Ainslie en Finn et l'équipage de Sarah Ayton en Yngling). Comme les Britanniques n'aiment rien tant que se sentir chez eux, Ian Percy et Andrew Simpson ont exploité parfaitement ces conditions en allant chercher l'or en Star et clôturer ainsi les épreuves olympiques de voile par le « God save The Queen ». Ils précèdent les Brésiliens Scheidt et Prada et les Suédois Loof et Ekstrom.

 

A l'énoncé du podium, on comprendra que nos médaillés de bronze à Athènes ne seront finalement pas parvenus à conserver leur bien. Pas du style à cacher leur déception, Xavier Rohart et Pascal Rambeau, 6ème au final, auront souffert d'un plan d'eau qui, en cette 2ème semaine de voile olympique, se sera finalement avéré bien plus venté que prévu. Ils auront eu au moins le réconfort de voir de nouveau l'équipe de France et l'encadrement les entourer  affectueusement à leur retour sur le ponton. Une équipe olympique que quitte Pascal Rambeau - décision prise avant les JO - avec le projet de se tourner vers la Coupe de l'America. Quant à Xavier Rohart, il dit être toujours attaché à la voile olympique mais se laisse le temps de la réflexion pour la suite.  Cette Medal race a, dans tous les cas, été la dernière occasion de voir régater ensemble cet équipage d'exception qui a  amené à la France notamment deux titres mondiaux et la première médaille olympique dans la plus ancienne discipline de la voile olympique. Chapeau bas.

 

Chapeau bas également aux multicoques, Tornado en l'occurrence, qui faisaient leurs adieux aux JO aujourd'hui. Les artistes ont effectué leur dernier salut en beauté dans des conditions faites pour eux. Les Espagnols Fernando Echavarri et Anton Paz donnent à l'Espagne sa première médaille d'or de ces JO. L'Espagne est la septième nation à décrocher l'or à Qingdao avec une mention évidemment particulière pour la Grande Bretagne qui en totalise quatre et à un degré moindre, l'Australie avec deux.

La France, qui a été à un doigt (en occurrence un petit point), d'entrer dans ce cercle grâce au superbe parcours de notre médaillé d'argent en planche, Julien Bontemps, ne se classe du coup que 9ème au classement officiel par points qui donne la priorité aux médailles d'or. Elle se rattrape par contre à celui du nombre de médailles, en s'y classant 2ème avec trois médailles derrière les Britanniques (6) et à égalité avec les Australiens. Après Athènes et ses deux médailles, l'équipe a atteint en Chine l'objectif premier affiché par la Direction Technique Nationale. Trois médailles (l'argent de Julien Bontemps en planche masculine, le bronze de Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset en 470 hommes et de Guillaume Florent en Finn), c'est également la meilleure performance de la France aux Jeux Olympiques si on excepte 1900, année de l'apparition de la voile, où les épreuves se disputaient sur des grands bateaux de propriétaires menés par des équipages nombreux sans aucun rapport, donc, avec le format actuel de la voile olympique.

 

Le régates achevées à Qingdao, le chantier va rapidement s'ouvrir en vue des JO de Londres 2012 où tant Jean-Pierre Champion pour la FFVoile, que Philippe Gouard et Claire Fountaine pour la direction technique, s'ils se déclarent satisfaits de l'objectif atteint, indiquent également la nécessité de progresser afin de remettre le cap sur l'or.

Mais pour l'heure, toute l'équipe va se retrouver ce soir, pour la dernière fois, au Club France afin d'y clôturer en beauté son parcours à Qingdao. Parions qu'on y oubliera bien vite le ciel gris de la journée.   

 

 La 6ème place de Xavier Rohart et Pascal Rambeau en StarPour leur dernière régate des JO, les Stars ont du affronter une mer de plus en plus formée et un vent vif de 15 à 20 nœuds. Pour Xavier Rohart et Pascal Rambeau, l'enjeu premier était simple : se démarquer de l'étreinte brésilienne afin de placer au moins un bateau entre eux et Scheidt à l'arrivée, seule solution pour espérer monter sur le podium. Quand on connaît les qualités de régatier du double champion olympique de Laser, on mesure pleinement la difficulté de la tâche. Dès le départ, le scénario est celui que l'on craignait : les Brésiliens se placent légèrement en avant des français sous leur vent et ceux-ci sont dans l'impossibilité immédiate de virer du fait de la présence des néo-zélandais à leur vent. A mi-bord de près, Xavier et Pascal tenteront bien de s'extraire du piège en traversant le plan d'eau, mais c'est trop tard. Le Brésilien vire la bouée en tête alors que le quillard tricolore est 9ème. Au terme du portant, l'espoir renait un moment quand les Français virent en 4ème position. C'est en réalité le chant du cygne : le deuxième bord de près n'est pas plus efficace que le premier et pire, Polonais et Suisses prennent la tête de la manche pour ne plus la quitter. Leur prise du pouvoir leur permet de doubler les Français au classement général. Xavier et Pascal ne sont pas les seuls à pâtir de cette manche car les Suédois, 10ème de la manche, vont y perdre la médaille d'or au profit des Britanniques Percy et Simpson et l'argent finalement attribué à Robert Scheidt et Bruno Prada.

 

 

 

Interview de Xavier Rohart :

Cette Medal race ? Elle a été un peu à l'image de toute notre régate, au moins de la 2ème partie. Pour espérer monter sur le podium, il fallait prendre l'avantage dès le départ puis virer la marque au vent avec de l'avance. Nous avions bien préparé notre départ et nous étions parvenus à échapper aux Brésiliens. Et puis, 40 secondes avant, il revient à côté de nous ! Il est juste devant sous notre vent ce qui est la pire situation pour nous. Ensuite, on essaie de se démarquer, on souffre d'un petit manque de vitesse récurrent au près et on se fait balader de gauche à droite. Tout se joue en 20 secondes au début. Pourtant, dans le portant, on revient un peu, on se dit qu'il y a peut-être moyen de faire quelque chose mais ça s'avère trop juste. Le vent était comme toujours ici, avec des bascules fréquentes, mais rien d'exceptionnel, on doit savoir gérer.

 

A quel moment ratez-vous le podium au cours de ces JO ? On paye comptant cinq manches dont deux où on passe en tête à la marque au vent et où au final on termine 9 et 10. Si tu vises le podium, c'est le style de manches où tu dois être intouchable. Nous avons peut-être également un regret à avoir sur notre préparation. Nous nous attendions sans doute trop au petit temps avec une journée de brise éventuellement or, si je compte 12 manches (soit les 10 manches en flotte plus la Medal Race qui en vaut deux), nous avons du nous mettre au rappel 8 manches sur 12. Ce n'est pas de notre matériel dont il s'agit car nous avions voulu notre bateau relativement polyvalent mais de ce que nous avions programmé dans notre tête. Le Medal Race met en avant les équipages qui percutent le mieux. Pour le podium, il faut avoir quelque chose en plus. Ce que nous avions et qui a fait notre force à Cascais, Cadix, en Argentine. Là, cela nous a manqué.

 

Que penses-tu des Medal races ? C'est très bien pour le spectacle. Mais sportivement, dans notre sport, c'est difficile de voir le Suédois qui a dominé le championnat être relégué à la médaille de bronze sur une course de 20 minutes.

 

Que vous êtes-vous dit avec Pascal à l'arrivée ? Pas grand-chose. On s'est dit que ça piquait bien les yeux de louper une médaille. Il faudra un peu de temps pour revenir en profondeur sur ce que l'on a vécu depuis plusieurs années.

 

La suite ? Je ne sais pas encore. Pour le moment j'ai surtout envie de pleurer. Quand ce sera digéré, on fera le point avec Daniel Dahon, mon entraîneur, la Direction technique, le groupe. En tous les cas, notre équipe de France a du sens. Cela faisait du bien de les voir si chaleureux à l'arrivée. Il y a beaucoup de respect entre nous. Tout le monde a su respecter notre rythme et notre tranquillité en 2ème semaine. C'est aussi ce qui me motive toujours dans l'olympisme mais il faut réfléchir. 

 

 

Interview Pascal Rambeau :

Cette dernière régate : C'est un condensé de toute notre régate en 20 minutes. On a manqué de rythme à des moments importants. Au départ, par exemple on ouvre la porte au Brésilien et il nous « tue ». Après, on a beau avoir fait un bon bord de portant, ce n'était pas suffisant.

 

Le bilan ?  Il y a deux mois, j'estimais que finir ces JO dans les cinq premiers aurait constitué un bon bilan vu le niveau, là on finit 6 et je ne trouve pas. Nous avons dû beaucoup plus naviguer à l'énergie que d'habitude.

 

Des regrets ? Nous avions décidé de ne plus nous confronter aux autres dans les derniers mois, ce fut peut-être une erreur. C'est peut-être là que nous perdons le rythme qui nous a manqué dans les moments stratégiques et les contacts.

 

La suite ? J'arrête l'olympisme. Ce n'est pas une décision soudaine mais qui datait d'avant les JO. C'étaient mes troisièmes Jeux et à chaque fois, cela pique les yeux. Ces cinq années avec Xavier ont constitué un tournant dans ma carrière. J'avais deux rêves quand j'étais gamin : les JO et la Coupe de l'America. J'ai maintenant envie de concrétiser le 2ème. Pour le moment, j'ai envie de rentrer le plus vite possible pour voir la famille et les amis.

 

 

Le classement final des Star

Médaille d'or Ian Percy et Andrew Simpson (GBR) : 45 pts
Médaille d'argent Robert Scheidt et Bruno Prada (BRA) : 53 pts
Médaille de bronze  Fredrik Loof et Anders Ekstrom (SWE) : 53 pts…
4ème Mateusz Kusznierewicz et Dominik Zycki (Pol) ; 59 pts
5ème Flavio Marazzi et Enrico De Maria (Sui) : 59 pts
6ème Xavier Rohart (YC La Pelle) et Pascal Rambeau (S.R.Rochelaises) (FRA) : 69 pts

 

 

La dernière régate olympique des Tornado

Pour ce qui devrait être la dernière régate du support multicoque aux JO, les Tornado nous ont offert un spectacle de choix. Histoire sans doute de nous faire regretter un peu plus ces formidables « machines » que sont les catamarans de sport. Dans une brise établie à une quinzaine de nœuds, ils ont fait apprécier leur vitesse, leurs figures de funambules déchirant de leur seule coque sous le vent les eaux agitées de la Mer Jaune et leurs accélérations brutales sous spi. En prime, on a même eu droit à un chavirage, celui des Allemands, qui, à l'inverse fort heureusement d'un multicoque océanique, n'empêche pas de poursuivre la régate une fois le voilier redressé. Côté course, la hiérarchie du classement général a parfaitement été respectée : pendant que les Britanniques emportaient cette finale, les Espagnols contrôlaient jusqu'à la ligne d'arrivée Australiens et Argentins. Fernando Echavarri et Anton Paz sont les 9ème et derniers champions olympiques de Tornado.

 

Le podium des Tornado

Médaille d'or Fernando Echavarri et Anton Paz (ESP) : 36 pt
Médaille d'argent Darren Bundock et Glenn Ashby (Aus) : 39 pts
Médaille de bronze Santiago Lange et Carlos Espinola (ARG) : 44 pts …
11ème Xavier Revil (SRV Annecy) et Christophe Espagnon (SRRochelaises/Equipe de France Militaire)

 

 

Les premiers bilans

 

Interview de Jean-Pierre Champion, Président de la FFVoile, chef de mission adjoint de la délégation française sur le site de Qingdao.

Votre bilan des JO ? : Il s'agit d'un succès et d'une petite déception. Succès parce qu'on a atteint notre objectif. Trois médailles, c'est évidemment bien. En outre, nous avons une équipe soudée avec de vrais talents, des compétiteurs d'exception capables d'aller chercher des médailles et des jeunes qui arrivent. Déception : parce que l'or nous manque et que donc nous n'avons pas pu aller au-delà de l'objectif que nous nous étions raisonnablement fixés. Cela vient en partie certainement de l'échec de plusieurs de nos grands talents qui sont passés soit de peu, soit de beaucoup, à côté de leurs objectifs de podium. Mais il faut peut-être également tirer des enseignements des Britanniques dont je salue la performance. La première, c'est qu'il faut savoir garder nos meilleurs compétiteurs sur plusieurs JO. Je remarque qu'un garçon comme Guillaume Florent a disputé deux JO avant de remporter une médaille ici. Nous avons commencé à stabiliser l'équipe mais il faut trouver encore des moyens supplémentaires pour permettre à nos coureurs de mieux vivre de l'olympisme afin que les meilleurs restent. Décrocher des médailles ne peut qu'aider à intéresser des partenaires privés à l'équipe. Il faut hausser encore notre niveau d'ambition. J'observe que les Anglais ont affiché un peu d'arrogance avec leur slogan  de la PO « nous naviguons pour l'or » mais au final, ils auront réussi. Et c'est sur l'or que se base le classement des nations aux JO. Je me souviens également de ce que disait Jean-Pierre Salou après des JO de Sydney où nous n'avions pas ramené de médailles : on est bon, on a perdu donc il faut travailler plus. Je reprendrais la formule en disant qu'on est bon, on a gagné mais que pour gagner encore plus, il faut travailler plus encore.

 

Est-ce que les médailles aux JO peuvent amener plus de licenciés dans les clubs ? Des médailles ou la victoire d'une équipe nationale donnent toujours envie à ceux qui pratiquent. Il y a une fierté évidente et c'est donc important en terme de motivation. Mais je ne suis pas certain que cela soit un facteur déterminant pour amener de nouveaux licenciés. La qualité des programmes proposés dans nos clubs me parait davantage décisive.

 

En tant que chef de délégation, quel bilan tirez-vous des épreuves de voile à Qingdao ? Tout a été simple et facile grâce à la qualité d'organisation de ces JO. Notre équipe ne nous a procuré aucun souci, tous ses membres sont sérieux et disciplinés. L'équipe a également été bien organisée et côté délégation, je suis content de notre fonctionnement. J'ai bien été épaulé dans cette tâche notamment par Alain Champy qui s'est occupé de la logistique au Village et m'a aidé de façon déterminante. Notre Club France a su montrer son utilité et le personnel de la Fédération et du CNOSF y ont été professionnels. Je trouve que tout le monde a été enthousiaste au cours de ces JO. C'est aussi la magie des JO que rendre de bonne humeur tous ceux qui y travaillent !

 

 

Interview de Philippe Gouard, DTN, et Claire Fountaine, directrice de l'équipe de France

 

Le bilan des JO

Claire Fountaine : Ce fut de beaux Jeux. Avec une belle organisation qui s'est donnée les moyens de réussir. Par rapport aux conditions que nous avions rencontrées lors des stages, les organisateurs ont eu un peu de chance côté météo. Cela a permis de n'avoir quasiment aucun jour sans vent. Le plan d'eau était complexe certes mais les épreuves se sont déroulées régulièrement.

Philippe Gouard : J'ajoute que les infrastructures étaient parfaites.

 

Le bilan sportif global

Claire Fountaine : 14 pays se partagent les médailles et 7 l'or. C'est donc un resserrement par rapport à Athènes et finalement, moins d'ouvertures qu'attendues. On pensait par exemple que les pays d'Asie émergeraient davantage. Certes, les Chinois ont décroché deux médailles mais c'étaient celles attendues. Les nations traditionnellement fortes en voile se partagent une très grande partie des médailles.

 

Le succès de la Grande-Bretagne ?

C.F : C'est tout sauf une surprise. Les Britanniques avaient déjà montré leur domination au cours de cette PO et on peut dire que depuis Sydney, ils montent en puissance. Ils ont souvent su garder leurs meilleurs coureurs avec des têtes de série exceptionnels dont on pouvait dire avant même que les épreuves commencent qu'ils allaient sûrement être médailles d'or. Je pense à Ainslie en Star et l'équipage de Yngling. J'observe également que  la voile n'est pas une exception : les Britanniques accomplissent de superbes JO. Le fait d'organiser Londres 2012 n'y est pas pour rien. Ils ont depuis des années beaucoup de moyens pour non seulement monter en puissance en vue de leurs JO mais aussi pour profiter de cette opportunité pour améliorer la formation de leur future élite. On s'en apercevra dans les années à venir. Cela ne fait qu'aviver le regret de l'échec de la candidature de Paris 2012 car nous connaitrions la même dynamique, j'en suis sûre.

P.G : La Grande-Bretagne a également une tradition maritime différente de la nôtre. L'olympisme y est placé à sa juste valeur et continue à attirer les meilleurs navigateurs. Nous avons en France, on le sait, beaucoup de disciplines dans la voile pour ne parler que du succès de la course au large auprès des jeunes. Nous avons d'ailleurs accompli de gros progrès pour au moins resituer la voile olympique à sa place et faire en sorte que les jeunes talents continuent à y venir. Mais il faut continuer à chercher d'avantage de moyens pour leur permettre de mieux vivre comparativement à la course au large ou à la Coupe de l'America. Cela nécessite de trouver encore plus de partenaires même si j'observe que de nouveaux partenaires privés se sont intéressés à l'équipe ou à ses membres au cours de cette olympiade.

 

Le bilan de l'équipe ?

C.F : C'est une belle équipe, soudée, dotée d'un excellent état d'esprit, très volontariste. Le contrat de trois médailles a été rempli et nous avons sept finalistes (dans les huit premiers, ndr), huit qualifiés sur onze en Medal Race. C'est bien, d'autant que les séries où ne nous qualifions pas ne sont pas des séries « faibles ». Je pense à Faustine en planche, Ingrid et Gwendolyn en 470, Xavier et Christophe en Tornado. Il s'agit de contre-performances dans des séries où les sélectionnés et les Français en général nous ont habitués à décrocher des podiums internationaux pendant l'olympiade. Ils se classent à la porte de Medal Race, 11ème, mais c'est peut-être parce qu'ils se sont aperçus assez vite qu'ils ne parviendraient pas à décrocher leur seul objectif : le podium. Ce n'était pas facile de se redonner pour objectif une simple qualification en Medal Race. Trois médailles, c'est un bon résultat même s'il apparait moindre en comparaison avec la Grande-Bretagne. Mais je pense qu'il faut le mettre en perspective avec les JO précédents et dans le droit fil de ceux d'Athènes où nous avions décroché deux médailles. Troisième nation en nombre de médailles, c'est une progression par rapport à Athènes. La vraie déception, c'est qu'il nous manque l'or et c'est évidemment la médaille qui compte dans le bilan officiel. Même si Julien Bontemps n'est passé qu'à un point de cette médaille. Cela ne s'est joué à rien. A une place en Medal Race ou un trou de vent dans la 5ème manche alors qu'il était 2ème à l'approche de l'arrivée. J'ai parlé des contre-performances, il y a évidemment nos médaillés, mais aussi d'autres satisfactions. Je pense à nos jeunes en Laser qui ont montré un  réel potentiel et une grande maturité pour leur âge. Il faudra compter avec eux. Les Yngling ont montré avec un équipage de moins d'un an que le podium n'était pas hors de portée. C'est une belle progression si on regarde leur classement mondial il y a un an mais cela montre surtout qu'il y a moyen d'aller chercher une médaille à l'avenir dans la série féminine équipage et qu'il faut peut être s'en donner encore plus les moyens. Yann et Manu en 49er se sont bien accrochés et ont montré là aussi les progrès français dans cette série. Il faut progresser encore car au cours de l'olympiade, nous avons montré que nous pouvions rivaliser avec les meilleurs étrangers au moins dans des manches.

 

La suite ?

C.F : Continuer le travail, continuer à construire et affiner l'analyse série par série. Je pense qu'il ne faut pas tout remettre en question. Mais il faut sans doute faire en sorte que les Français apprennent encore plus à gagner des titres. Il faut que l'on soit créatif. Nous avons peut-être trop souvent en France la volonté première d'être équitable. Je pense que le comité de sélection mis en place est déjà un gros progrès. Il faut peut-être aller plus loin. Discerner ceux dont on sent ou l'on sait qu'ils peuvent aller chercher des médailles et ceux qui seront de bons coureurs mais qui n'y arriveront pas.

 P.G : Malgré le beau succès britannique, je pense qu'il nous faut progresser en tablant sur notre culture, nos techniciens, notre atypisme. Nous devons évidemment aller chercher l'or. Pour cela, il faut toujours davantage se professionnaliser, améliorer la détection, trouver les moyens financiers supplémentaires pour garder nos meilleurs régatiers et entraîneurs.

 

 

 

Nos communiqués s'achèvent avec les épreuves de voile.  Nous espérons vous avoir permis de suivre aussi bien que possible les performances de l'équipe de France à Qingdao.

 

Par : EFFETS MER


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