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LA MEDAILLE DE BRONZE DE GUILLAUME FLORENT OUVRE LE COMPTEUR DE LA VOILE FRANCAISE

[Equipe de France]  - le 17/08/2008

[Equipe de France]

Au sommaire :

- La journée en bref
-  La médaille de bronze de Guillaume Florent en Finn avec interview
-  La 5ème place d'Anne Le Helley, Julie Gerecht et Catherine Lepesant en Yngling avec interviews des trois
-  La 10ème place de Manu Dyen et Yann Rocherieux en 49er avec interview de Manu Dyen et Yann Rocherieux
-  Le point sur les 470 hommes avant la Medal race de Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset  demain (3ème au général)
-  Les dix équipages qualifiés pour la Medal race en 470 femmes et précision sur les suites de la carrière olympique d'Ingrid Petitjean.
-  Le point sur les Laser Hommes  avec interview de Jean-Baptiste Bernaz (10ème de la manche 6, 4ème au classement général)
-  Le point sur les Laser Radial (vainqueur de la manche 6, 5ème au général)
-  Le point sur les RS :X femmes  (19ème et 17ème des manches 6 et 7, 12ème au général) 
-  Le point sur les RS :X hommes avec interview de Julien Bontemps (8ème et 2ème des manches 6 et 7, 2ème au général)
-  Le point sur les Star avec interview de Xavier Rohart et Pascal Rambeau (4ème de la manche 4, 2èmes au général)
-  Le point sur les Tornado (DNS dans la manche 4, 10ème au général)

 

 

La journée en bref

Les navigateurs habitués au passage d'une dépression en Manche n'auront pas été dépaysés aujourd'hui à Qingdao. Au passage d'une perturbation somme toute classique donc, le vent a soufflé fort - largement jusqu'à 25 nœuds dans les rafales-, la mer a suivi et la pluie s'est mise au diapason. Bref, pas un temps à mettre une jonque dehors. Les dériveurs, quillards, catamarans et autres planches ont eux régaté. Pas toujours facilement il est vrai en raison du vent mais surtout d'une mer forte - pas facile dans ces conditions pour mouiller un bateau comité - et de la pluie qui a souvent réduit à néant la visibilité.

 

Les Medal races n'en ont pas moins eu lieu sous un vrai déluge. Dans la première, les tricolores ont subi une attaque russe dont elles se souviendront. Quelques secondes après le départ, l'équipage français de Yngling subissait un refus de priorité manifeste qui à cette vitesse ne pardonna pas. Trou dans la coque des tricolores qui ne purent défendre sérieusement leurs chances de podium. Replacées à la 5ème place du général par le Jury, Anne Le Helley, Julie Gerecht et Catherine Lepesant avaient du mal à s'en satisfaire tant l'impression de ne pas être passé loin de la médaille était encore vive ce soir. Les jeunes femmes font cependant mieux que leur ambition minimale - 6ème. Avec une belle victoire de manche en prime. L'équipage barré par Sarah Ayton remportait aisément son duel sur les Hollandaises en offrant une première médaille d'or à la Grande-Bretagne.

 

La seconde allait venir, sans discussion aucune, de la star britannique Ben Ainslie qui remportait le titre en Finn et la Medal race en prime. Mais c'est à une autre médaille que le camp tricolore s'intéressait : le bronze que visait Guillaume Florent avant le départ. Mission accomplie, et méritée au vue du parcours global du Dunkerquois de 34 ans qui ouvre ainsi le compteur de la voile française dès la 2ème Medal race.

 

La troisième allait être tumultueuse et spectaculaire offrant dans la tourmente des arabesques dont seuls les 49er ont le secret. Les Français, bien décidés à l'emporter, allaient commencer fort en passant premiers à la marque au vent. Hélas, un dessalage freinait leur élan et c'est surtout la casse de leur tangon au 2ème tour qui, les privant de leur spi la moitié du parcours, empêchait Manu Dyen et Yann Rocherieux d'aller au bout de leur intention. Ils terminaient malgré tout 5ème de la manche et finissent 10èmesau général d'une série qui, à 22h30 ce soir en Chine, n'avait toujours pas de vainqueur officiel en raison de protestations devant le jury. Guillaume Chiellino, entraîneur des français, nous indiquait cependant ce soir que cela ne changerait pas le classement du duo français.

 

Guillaume indique le chemin à une équipe dont plusieurs membres ont brillé aujourd'hui. C'est le cas de Julien Bontemps en planche qui accède à la 2ème place à trois manches de sa finale prévue le 20, de Xavier Rohart et Pascal Rambeau qui font de même en Star après 4 manches disputées et des Laséristes Jean-Baptiste Bernaz, 10ème et 4ème du général et Sarah Steyaert, vainqueur pour la deuxième fois d'une manche et 5ème du général. A noter l'avarie de gréement de Xavier Revil et Christophe Espagnon en Tornado qui leur coûte leur joker (cf plus loin le résumé pour les Tornado).

 

Enfin, on n'oubliera pas que demain à 13 heures (7 heures en France), Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset, 3ème au général ce soir, jouent une médaille d'argent ou de bronze dans leur Medal race. Que la voie venue du nord soit avec eux…

 

 

La médaille de bronze de Guillaume Florent en Finn

Suspens total aujourd'hui en  Finn. Première question : allaient-ils pouvoir disputer leur Medal race tant la tourmente s'était abattue pendant plusieurs heures sur Qingdao au point que le comité de course avait renvoyé les Finn à terre. Et puis à 15h50, la pluie baissait légèrement d'intensité offrant ainsi une visibilité un peu plus digne d'une régate. Pour espérer prendre le bronze au Suédois, la première condition était de le devancer de trois places. Le Français commençait fort en prenant un excellent départ et en choisissant la gauche du plan d'eau, à terre, qui lui offrait la 3ème place derrière un Ainslie décidément royal à la première marque au vent. Le Suédois étant loin derrière, l'optimisme gagnait le camp français. Après le premier bord de portant, Guillaume avait perdu une place mais rien encore de grave. Le plus dur est pour la fin car quasiment au surf l'espagnol Trujillo grillait la politesse à Guillaume à quelques mètres de l'arrivée. Il ne restait plus qu'à attendre qui et surtout combien de concurrents suivraient. Paradoxe de la régate, l'américain Zach Railey, celui-là même qui, en marquant impitoyablement le Français dans la dernière manche en flotte avait provoqué sa rétrogradation au classement général, lui donne deux premiers points. C'est autour du polonais Rafal Szukiel de porter l'estocade au Suédois qui coupe la ligne juste derrière mais trop tard… Tous deux terminent à égalité de points au général mais le rang de la Medal race départageant les deux adversaires, Guillaume Florent, 34 ans, remportait le bronze. A l'arrivée, sous une pluie qui redoublait à nouveau, tout le camp français était là pour une hola enthousiaste. Puis les filles de l'équipe, notre championne olympique Faustine Merret en tête, se chargeront de le porter pour le jeter dans l'eau de la marina.

 

 

Celui qui vient de donner à la France sa première médaille en Finn depuis celle de Serge Maury en 1972 a toujours été fidèle au Yacht Club de Dunkerque et à un entraîneur, son père Michel que Jean-Pierre Champion, Président de la FFVoile qui connaît bien les Florent, décrit comme un « homme cultivé, calme et passionné par la régate ». Michel était d'ailleurs présent avec sa femme à Qingdao où, même s'il n'était pas sur l'eau, il servait d'entraîneur à distance à son fils. Pour cela, un procédé simple : une longue vue qui lui permettait de suivre les régates afin de faire le point avec son fils le soir dans un hôtel proche de la Marina où résidait la famille. Un fonctionnement hors norme accepté par la FFVoile sûr des capacités de Guillaume de décrocher un jour un podium à condition de préserver un environnement familial qui lui est cher sportivement et humainement. Ce jour est donc arrivé après deux participations aux JO - en Laser à Atlanta puis en Finn à Athènes avec une déjà belle 8ème place - et il récompense « l'un de nos régatiers les plus talentueux » poursuit Jean-Pierre Champion. Claire Fountaine, directrice de l'équipe de France, qui avait longtemps espéré que Guillaume revienne à l'olympisme après son expérience sur la Coupe de l'America avec le Défi Chinois (prémonitoire…), se rappelle d'une phrase du médaillé de bronze : « Au moment de prendre définitivement sa décision d'aller aux JO il y a moins d'un an, il m'a dit que s'il allait en Chine, c'était pour une médaille et rien d'autre. Il a bien préparé son coup ». Paradoxalement, sans venir régater avant sur le plan d'eau olympique présumé pourtant complexe. En mai il lâchait, serein : « en Mer du Nord aussi on a des courants ». La Mer du Nord doit donc ressembler à sa consœur Jaune car le Nordiste y aura été à l'aise tout au long de la semaine…

 

 

Interview de Guillaume Florent :

Sur son parcours lors de ces JO ? C'était ma première régate à Qingdao où je ne suis venu pour la première fois qu'en juin dernier. Je n'ai repris le Finn qu'il y a huit mois. Mais je me demande si ce n'était pas mieux car du coup, tu arrives sans pression.

 

Tes pensées avant la cérémonie de remise des médailles ? J'ai de la chance d'avoir une famille qui me soutient depuis toujours : ma femme, mes parents, grand - parents. Mon père Michel m'entraîne depuis mes débuts en Optimist quand j'avais 11 ans. C'était essentiel de l'avoir ici même s'il ne pouvait être sur l'eau. Mais Philippe Gomez (Spécialiste en règlement de l'équipe de France, ndr) et Philippe Neiras, (entraîneur des Tornado) m'ont aidé sur l'eau, ils ont fait un super boulot et je les en remercie.

 

Comment ton père t'a-t-il entraîné à distance ici, lui à terre, toi sur l'eau ? Il regardait les régates à la longue vue. Le soir, je lui racontais plus précisément la régate à l'hôtel où nous logions. On faisait le point. Mais entre nous, on se comprend vite, pas besoin de beaucoup de mots.

 

C'est le plus beau jour de ta carrière ? Oui. Même si j'ai essayé de me dire que je faisais une compétition internationale comme une autre, toujours pour éviter la pression, les JO c'est notre plus grande épreuve ! Je crois que je vais réaliser toujours plus de jour en jour. Et c'est vrai que c'est la première médaille en Finn depuis Maury, ça compte car entre lui et moi, de sacrés grands noms ont représenté la France en Finn.

 

Tes pensées pendant la Medal race ? Je savais être rapide dans ces conditions. J'ai peut-être réalisé le plus beau bord de près de ma carrière lors du premier. Dans le portant, je me suis fait reprendre une place et à la fin, quand l'espagnol m'a doublé, j'ai été inquiet mais pas longtemps. L'Américain s'est intercalé - à l'arrivée, je lui ai dit qu'il venait de se rattraper en partie des problèmes qu'il m'avait causé dans la manche précédente ! (rire) - et il y a eu le Polonais. C'était juste, à une place près, mais Nicolas Hénard (double médaillé d'or en Tornado, ndr) m'a toujours dit : « en régate, si tu termines trop loin devant les autres, c'est que tu as pris trop de risques ! Je finis à égalité de points avec le Suédois mais je crois que mon bronze est mérité car en réalité, je n'ai abandonné cette place que le temps d'une régate.

 

Venir ici a été une décision tardive ? Oui, elle a été définitive en janvier mais je m'en faisais pour mon avenir après la Coupe. Et je dois remercier mon sponsor, la société Pantaenius, qui m'a contacté en me disant qu'il allait m'aider jusqu'aux JO et aussi la Fédération qui a accepté de « personnaliser » ma préparation et mon fonctionnement pendant les JO. Notre sport n'est pas toujours simple car professionnel dans la pratique mais plutôt amateur pour les questions matérielles.

 

 

Le podium des JO de Qingdao en Finn : 

Médaille d'or :  Ben Ainslie (GBR) - 23 pts
Médaille d'argent :  Zach Railey (USA) - 45 pts
Médaille de bronze :  Guillaume Florent (FRA - YC Dunkerque) - 58 pts

 

 

La 5ème place de Anne le Helley, Julie Gerecht et Catherine Lepesant en Yngling

Hier soir, les Françaises étaient décidées et revendiquaient fièrement cette devise volontariste qu'elles se sont données depuis un an : « quelque soit le temps annoncé, demain c'est notre temps ». Anne Le Helley que l'on disait naguère peu à l'aise dans la brise préférait valoriser son foc de brise. Et rappelait justement les progrès de l'équipage tricolore dans les vents forts. Tout allait bien. Le premier bord de près des Yngling dans 20 nœuds de vent et sous la pluie les voyait décalées sous le vent de la flotte mais assez largement en avant des leaders. On déchantait vite dans les minutes qui suivaient en les voyant battues en vitesse pure. Déficit au près ? Nullement, mais pour comprendre, il faut revenir en arrière, quelques mètres après le départ. Sur les écrans des TV,  on voit, légèrement masqué par les Britanniques, le voilier français virer soudainement et repartir en arrière. Julie lève la main. Ce qui a échappé à la caméra, c'est la raison précise de ce « décrochage » en catastrophe : l'équipage russe vient tout simplement de refuser une priorité aux Françaises en s'encastrant littéralement dans leur bateau ! Résultat : un trou important sur l'arrière de la coque bâbord amure. Du coup, victime de cette voie d'eau, le quillard tricolore est non seulement parti attardé mais, en plus, n'a pas cessé d'embarquer des paquets de mer pendant la manche. Ainsi alourdi, il lui devenait difficile de rivaliser en vitesse pure. Les Françaises auront pourtant tout tenté en passant 5ème à la première marque mais ne cesseront ensuite de reculer pour franchir la ligne en 8ème position ce qui leur donnait alors la 7ème place au général. A terre, sous une pluie redoublante de force, elles ont attendu le résultat de leur réclamation pour yacht lésé. Le jury n'a pu que leur donner raison en décidant de les reclasser à leur rang d'avant Medal race, soit 5ème au général à égalité de points avec les Allemandes 4ème. Une justice qui n'atténue guère la peine d'Anne, Julie et Catherine qui n'auront pu disputer normalement leurs chances de podium ! Elles finissent toutefois à une bonne 5ème place. D'autant plus méritoire que l'équipage n'existait pas il y a un an du fait d'une opération chirurgicale subie par Anne le Helley et du départ de Marion Deplanque, équipière de la rochelaise à Athènes,  remplacée peu après par Julie Gerecht.

 

Interview de Anne Le Helley (barreuse) : C'est différent d'Athènes où j'ai effectivement terminé 5ème. Ici les deux premières ont été vraiment régulières. Avec mon équipage de l'époque, on excellait dans le petit temps mais on ne savait pas naviguer dans la brise. Ce n'est plus le cas aujourd'hui où la brise ne nous faisait pas plus peur que le petit temps. J'ai l'impression que nous sommes passées bien plus près de la médaille. Avant de débuter la compétition, notre équipage qui est récent ne savait pas trop où il se situait. A la première régate, on savait qu'on pouvait prétendre au podium. C'est rageant de n'avoir pas pu disputer normalement notre chance aujourd'hui. C'est vrai qu'on perd aussi des points en début de championnat. Mais il y a un an cet équipage n'existait pas, en septembre dernier j'étais opérée et en novembre, on naviguait pour la première fois ensemble. Il nous aura peut-être juste manqué des régates.

 

Interview de Julie Gerecht : A chaud, c'est la déception qui domine car nous n'avons pas pu faire la course comme nous voulions la faire ce matin. On se prépare depuis deux jours, on était bien. Les Russes nous refusent la priorité et nous tapent si violemment qu'on recule et que l'on vire sous le choc ! Elles réparent mais franchement, elles auraient du ne pas poursuivre devant une faute de cet ordre.  Nous avons été arrêtées et puis ensuite, avec l'eau qui rentrait, on n'a pas cessé d'être handicapées ! C'est sur que l'on a raté le podium à d'autres moments du championnat aussi mais on était encore largement dans le coup ce matin. On est quand même contentes d'être là car avant la course on s'était fixé un objectif minimal de 6ème. Je pense que beaucoup dans la flotte ne nous attendaient pas à cette place.

 

Catherine Lepesant : Je voulais déjà dire que malgré des conditions pas toujours faciles, le comité de course a été très bon en nous permettant de courir de belles manches. A chaud, je suis évidemment un peu déçue de ne pas avoir pu nous exprimer dans la Medal Race. Mais je me souviens aussi qu'il y a un an jour pour jour, notre équipage n'existait pas. C'est aussi une belle aventure humaine entre nous.

 

 

Classement final des Yngling 

Médaille d'or : Ayton/Webb/Wilson (GBR) : 24 points
Médaille d'argent : Mulder/Bes/Witteveen (NED) : 31 pts
Médaille de bronze : Bekatorou/Papadopoulou/Kravarioti (GRE) : 48 pts 4ème Schuemann/Hoepfner/Bleck (Ger) : 56 pts

5ème Anne Le Helley (SR.Rochelaises), Julie Gerecht (SN St Quay Portrieux/équipe de France Militaire), Catherine Lepesant (SRR) : 56 points

 

 

49er : La 10ème place de Manu Dyen et Yann Rocherieux en 49 er

 

Interview de Yann Rocherieux

 Il y avait beaucoup de vent et des vagues. Notre manche a un peu été à l'image de notre parcours aux JO. Nous l'avons bien commencée et moins bien finie. A la première bouée, nous avions un wagon d'avance. Nous dessalons à notre premier empannage. Après nous revenons mais après le deuxième passage au vent, nous cassons le tangon. Il nous reste deux bords de portant sans spi ! On finit quand même 5ème. C'est une occasion ratée et nous avons l'impression d'avoir aussi raté une belle occasion sur ces JO. C'était malgré tout une belle expérience à vivre. On va digérer tout ça, prendre des vacances et puis on verra la suite.

 

Classement officiel non publié en raison de réclamation.

Place des Français : 10ème Manu Dyen (CNV Aix les Bains) et Yann Rocherieux  (CN de Sciez)

 

Le point sur les 470 hommes avant leur Medal race prévue demain

Dans cette finale, Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset peuvent espérer l'argent ou le bronze. Les australiens Nathan Wilmot et Malcom Page (Australie) sont en effet assurés de décrocher l'or forts de 22 points d'avance sur leurs poursuivants. Les places restantes sur le podium constitueront donc l'enjeu de cette Medal race. Résumons la situation des tricolores : ils peuvent décrocher l'argent à condition de devancer les Néerlandais. Mais il serait faux de résumer la course à ce duel car d'autres peuvent également rêver de podium. Des quatre en question (Britanniques, Espagnols, Italiens et Portugais), on suivra plus particulièrement le duo Rogers/Glanfield qui n'est qu'à 3 points des Français (soit l'équivalent de deux places).  Mais hier Nicolas et Olivier avaient un objectif simple pour éviter tout recours à la calculette : l'emporter !

 

 

Les dix qualifiés pour la Medal Race des 470 Hommes

1er Nathan Wilmot et Malcom Page (Australie) : 42 pts
2ème Sven et Kalle Coster (NED) : 64 pts
3ème Nicolas Charbonnier (YC Antibes) et Olivier Bausset (CN Ste Maxime) (FRA) : 66 pts
4ème Nick Rogers et Joe Glanfield GB) : 69 pts
5ème Onan Barreiros et Aaron Sarmiento (ESP ) : 79 pts
6ème Gabrio Zandona et Andrea Trani (ITA) : 81 pts
7ème Alavaro Marinho et Miguel Nunes (POR) : 82 pts
8ème Sime Fantela et Igor Marenic (CRO) : 91 pts
9ème Javier Conte et Juan maria De la Fuente (ARG) : 92 pts
10ème Tetsuya Matsunaga et Taro Ueno (JPN) : 93 pts

 

 

Le point sur les 470 femmes non qualifiées et précision sur la suite de la carrière d'Ingrid Petitjean

Précision : à la lecture de l'interview d'hier d'Ingrid Petitjean, barreuse du 470 féminin français, on pouvait conclure qu'elle se laissait le temps pour réfléchir à la suite de sa carrière. C'est en réalité un bilan plus approfondi de ses JO qu'elle ne veut pas faire à chaud. La suite de sa carrière est, elle, toute tracée : objectif les JO de Londres 2012. Rappelons que si Ingrid a déjà une belle carrière derrière elle - 6 podiums mondiaux, deux participations aux JO - elle est, à 27 ans,  une jeune barreuse dans un sport qui récompense souvent l'expérience. A titre d'exemple, la médaillée d'or en 470 à Athènes, la grecque Sofia Bekatorou décroche le bronze en  Yngling à 31 ans et des rivales d'Ingrid comme Marcelien de Koning ou plus encore Natalia Via Dufresne, ont respectivement 30 et 35 ans. C'est dire si la Marseillaise a encore de belles années de régate devant elle.

 

Les dix équipages qualifiés en 470 femmes pour la Medal race :

1ère Elise Rechichi et Tessa Parkinson (AUST) : 25 pts
2ème Marcelien de Koning et Lobke Berkhout (NED) : 43 pts
3ème Fernanda Oliveira et Isabel Swan (BRA) : 58 pts
4ème Nike Kornecki et Vered Bouskila (ISR) : 62 pts
5ème Sylvia Vogl et Carolina Flatscher (AUT) : 68 pts
6ème Lenka smidova et Lenka Mrzilkova (CZE) : 69 pts
7ème Giulia Conti et Giovanna Micol (ITA) : 69 pts
8ème Natalia Via Dufresne et Laia Tutzo (ESP ) : 72 pts
9ème : Christina Bassadone et Saskia Clark (GBR) : 74 pts
10ème Stefanie Rothweiler et Vivien Kussatz (Ger) : 78 ptsPlace définitive des Françaises :
11ème Ingrid Petitjean (SN de Marseille) et Gwendolyn Lemaitre (SR Brest) : 85 pts

 

 

Laser :

On le disait peu à l'aise dans la brise. Jean-Baptiste Bernaz reconnait volontiers préférer le petit temps. Mais aussi « être capable d'assurer une journée de brise ». Et il l'a fait avec brio, à deux doigts même de terminer sur le podium de la manche. Sa 10ème place dans plus de 20 nœuds de vent n'est est pas moins satisfaisante puisqu'elle lui donne la 4ème place du général à 4 petits points du nouveau leader, le britannique Paul Goodison. Dans un classement général toujours aussi serré.

 

Classement Laser après 6 manches

1er Paul Goodison : 34 pts
2ème Vasilij Zbogar (Slo) : 37 pts
3ème Julio Alsogaray : 38 pts
4ème Jean-Baptiste Bernaz (FRA -COYCH) : 38 pts

 

 

Laser Radial :

Deuxième victoire de manche pour Sarah Steyaert qui n'aura cessé de creuser son avance sur ses concurrentes pour finir avec près d'une minute d'écart sur sa dauphine, la chinoise Lijia Xu. Elle revient à la 5ème place du général abandonnée hier après sa disqualification pour départ anticipé. A quatre manches en flotte avant la Medal race, tout reste évidemment possible pour Sarah.

 

 

Classement Laser radial après 5 manches

1ère Gintare Volungeviciute (Lituanie) : 17 pts
2ème Anna Tunnicliffe (USA) 23 pts
3ème Jo Aleh (NZ) : 24 pts

5ème Sarah Steyaert (FRA - CV Chatelaillon) : 37 pts

 

 

RS:X Femmes :

Décidément, ces JO ne sourient pas à Faustine. La Brestoise se savait peu à l'aise sur la nouvelle planche RS :X dès lors que le vent et surtout la mer forcissent. Il y a un an, lors du Test Event, elle avait perdu la première place lors d'une Medal race ventée. Avant le début de la compétition, elle nous confiait son souhait « que si journée de brise il y a, elle ne soit pas pour la Medal race ». Elle ne s'imaginait pas qu'elle la prendrait déjà en difficulté au général. Plus de 20 nœuds de vent, une mer forte, les chances de notre championne olympique étaient réduites à néant aujourd'hui : elle termine 17 et 19ème et devra aligner trois belles manches pour espérer rentrer en Medal race. Elle en est capable même s'il faudrait pour cela que le sort lui sourit un peu plus. Le retour de temps plus maniable dès demain pourrait être une première bonne nouvelle. Plusieurs concurrentes ont également souffert dans la brise y compris les leaders du classement comme la chinoise Jian Yin, l'australienne Jessica Crisp ou l'espagnole Marina Alabau ce qui permet le retour des inoxydables Alessandra Sensini, 2ème ce soir, et de Barbara Kendall, 5ème.   

 

Classement RS :X femmes après 7 manches

1er Jian Yin (Chine) : 16 points
2ème Alessandra Sensini (ITA) : 23 pts
3ème Jessica Crisp (Australie) : 26 pts

12ème Faustine Merret (Crocos de l'Elorn) : 72 points

 

 

RS:X Hommes :

La brise a redistribué en partie les cartes chez les RS :X hommes. Dominateur jusqu'alors, l'israélien Shahar a souffert de son manque de polyvalence et rétrograde à la 3ème place après deux manches de 6 et surtout une 19ème place. A l'inverse, grosse progression du néo-zélandais Tom Ashley, nouveau leader, et de Julien Bontemps qui accède à la deuxième place. 8ème de la première manche, Julien a fait parler la poudre dans la 2ème en décrochant une belle 2ème place.

 

Interview Julien Bontemps : C'est une bonne journée. Je me remets bien dans le match. Lors de la première manche j'étais trop tôt sur la ligne de départ et j'ai du me freiner. Je suis bien revenu mais trop tard. Dans la deuxième manche, j'étais tout de suite dans le coup et le reste a suivi. Autre point positif : ni l'Israélien ni le Britannique n'était, eux, trop dans le coup. Ils perdent des places. Mais ce sera très serré jusqu'au bout. Je reste très lucide. Simplement je suis en confiance.

 

 

Classement RS :X hommes après 7 manches

1er Tom Ashley (NZ) : 25 pts
2ème Julien Bontemps (ASPTT Nantes) : 30 pts
3ème Shahar Zubari (ISR) : 31 pts

 

 

Classement des Star après 4 manches courues (sans manche enlevée)

1er Mateusz Kusznierewicz et Dominik Zycki (POL) : 21 pts
2ème Xavier Rohart (YC La Pelle) et Pascal Rambeau (S.R.Rochelaises) (FRA) : 22 pts
3ème Fredrik Loof et Anders Ekstrom (SWE) : 23 pts

 

 

Tornado :

Dure journée pour nos Tornadistes qui n'ont pu prendre le départ du fait d'une rupture de « hook », sorte de crochet qui tient la grand-voile en haut du mat. Ils sont évidemment pénalisés au classement mais perdent surtout un joker puisque cette plus mauvaise manche leur sera enlevée dès la 5ème disputée.

 

 

Classement des Tornado après 4 manches courues (sans manche enlevée)

1er Fernando Echavarri et Anton Paz (ESP) : 12 pts
2ème Darren Bundock et Glenn Ashby (Aus) : 13 pts
3ème Iornadis Paschaladis et Konstantinos Trigonis (Gre) : 26 pts
...
10ème Xavier Revil (SRV Annecy) et Christophe Espagnon (SRRochelaises/Equipe de France Militaire) : 35 pts

 

Par : Effets Mer


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