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Le joli rayon laser des tricolores

[Equipe de France]  - le 12/08/2008

[Equipe de France]

Au sommaire :

- La journée en bref
- Le point sur les Laser Hommes avec interview de Jean-Baptiste Bernaz (vainqueur d'une manche, 7ème au classement général sans manche enlevée)
- Le point sur les Laser Radial avec interview de Sarah Steyaert (vainqueur d'une manche, 3ème au général sans manche enlevée)
- Le point sur les 470 hommes avec interview de Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset (vainqueur d'une manche, 2ème au général sans manche enlevée)
- Le point sur les 470 femmes (9ème au général sans manche enlevée)
- Le point sur les RS :X femmes avec retour sur la disqualification de Faustine Merret hier et citations de son entraîneur Pascal Chaullet (15ème au général sans manche enlevée) 
- Le point sur les RS :X hommes avec interview de Julien Bontemps (4ème au général sans manche enlevée)
- Le bilan avant leur reprise demain des français en Yngling (8ème au général), Finn (3ème) et 49er (6ème) avec interview de Julie Gerecht (équipière du Yngling)
- L'interview du jour : Xavier Revil et Christophe Espagnon, représentants tricolore en Tornado, série qui débute vendredi 15 août.
- Le programme de demain, mercredi 13 août

 

Laser hommes

Dans cette série la plus nombreuse des JO, 43 inscrits, le benjamin de l'équipe de France Jean-Baptiste Bernaz a débuté sa première régate un peu « tendu ». Au premier bord de près, il n'en est pas moins 10ème à la marque ce qui confirme son potentiel dans le petit temps. Hélas, il commettra par la suite deux fautes réparées sur le champ. Un handicap qu'il ne pourra malheureusement pas effacer malgré sa vitesse. Verdict : 19ème. La suite, disputée dans un vent un poil plus fort (moins de 8 nœuds quand même), le voit véritablement lancer ses JO. Et de quelle manière ! Deuxième à la marque au vent, il prend la tête ensuite et ne la rendra pas. Plus satisfaisant encore : il saura résister au retour d'un des ténors de la spécialité, le britannique Paul Goodison, incapable de lui reprendre une seule seconde dans le final. Sans s'enflammer, le varois confirme qu'il faudra compter sur lui dans les conditions de Qingdao.

 

 Jean-Baptiste Bernaz, représentant tricolore en Laser : 

Dans la première manche, j'étais un peu tendu. Quand on n'a plus de tête, il reste les jambes mais ça n'a pas suffi. J'ai commis deux fautes que j'ai réparées même si dans la mêlée, il était difficile de ne pas gêner des adversaires en faisant un 360°. J'espère que cela ira. Cela dit j'avais quand même confirmé ma vitesse. Dans la 2ème, je prends un bon départ et après tout s'enchaîne. C'est bien sur agréable de commencer par une victoire même s'il y a eu du bien et du moins bien au final.

 

Classement provisoire avant Jury après deux manches :

1er Andrew Murdoch (NZL) 7 pts
2ème Diego Romero (ITA) : 9 pts
3ème Julio Alsogaray (ARG) : 13 pts 
...
7ème Jean-Baptiste Bernaz (COYCH) : 20 pts 

 

 

Laser Radial

Hier, Sarah Steyaert nous disait s'inquiéter de ne pas pouvoir exploiter son point fort, le portant, et de devoir s'appuyer sur des cartes moins habituelles, départ et bord de près. Elle peut être ce soir pleinement rassurée : non seulement elle a démontré une belle capacité à lire le plan d'eau au près mais elle prouvé, notamment dans la deuxième manche au cours d'un final haletant avec la concurrente paraguayenne, que ses bords de portant restaient une arme fatale. Sa 22ème place à la première marque au vent de la manche inaugurale pouvait quand même inquiéter. Pas pour longtemps car tout au long de la manche, la championne du monde 2008 va démontrer une belle capacité à remonter pour finalement terminer 11ème. Un tour de chauffe avant la régate exceptionnelle qu'a constitué sa deuxième manche devant les caméras de la production internationale des Jeux qui retransmettaient le Laser aujourd'hui. 3ème à la marque au vent, la Charentaise allait ensuite remonter ses adversaires et finir donc par passer Florencia Cerutti Bogado en démontrant toute sa science du portant. Belle publicité pour la voile olympique que ce final à suspens devant toutes les TV du monde. Sarah est 3ème ce soir d'un classement où plusieurs des favorites sont déjà dans les dix premières. 

 

 Interview de Sarah Steyaert :

J'appréhendais un peu la première manche et j'ai pris un mauvais départ. Mais j'ai vite constaté que j'allais bien au près et qu'au portant, j'avais un petit plus sur les autres. Je l'ai montré en remontant des places dans la première manche mais surtout évidemment en remportant la 2ème manche. La bonne nouvelle, c'est que contrairement à ce que je craignais, je peux exploiter mon potentiel au portant. C'est un bon début.

 

Classement provisoire avant Jury après deux manches :

1er Anna Tunicliffe (USA) 9 pts
2ème Evi Van Acker (BEL) : 11 pts
3ème Sarah Steyaert (CV Chatelaillon) : 12 pts

 

 

470 Hommes :

Les ténors de la spécialité ont remis les pendules à l'heure en cette 2ème journée. A l'image des australiens Wilmot et Page, trois fois champions du monde, qui terminent deux fois 3ème et s'emparent de la tête ou des britanniques Rogers et Glanfield, 1er et 4ème, qui remontent 5ème. Et parmi les ténors de ce début de championnat, Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset tiennent largement leur rang. Si leur première manche a été légèrement plus difficile - ils terminent 8ème sans « avoir très bien navigué » selon eux - ils vont dérouler dans la seconde en conservant largement la tête tout au long.

 

Interview de Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset :

Même remarque qu'hier : on fait dans les dix donc on est content ! (rire). Par contre ce qui a changé, c'est que le classement de chacune des manches a moins évolué qu'hier, on a retrouvé les mêmes dans les deux. La première manche, on ne navigue pas très bien, on suit mal le vent et on perd des points au classement. Dans la deuxième, on prend un bon départ et on se concentre sur la vitesse. De toute façon dès qu'on est devant tout est plus simple : il y a moins de dévents, on voit mieux le plan d'eau. Mais nous ne sommes même pas à mi-championnat, il ne faut pas s'enflammer. Cela nous est  déjà arrivé d'être largement devant et de se faire rattraper (SOF 2007 par exemple) donc on fait attention.

 

Classement provisoire avant jury après quatre manches

1er Nathan Wilmot et Malcom Page (Australie) : 17 pts 
2ème Nicolas Charbonnier (YC Antibes) et Olivier Bausset ( CN Ste Maxime) (FRA) : 18 pts
3ème Onan Barreiros et Aaron Sarmiento (ESP) : 25 pts

 

470 femmes :

Pas de révolution dans cette série où les trois premières  du classement d'hier le sont toujours, dans le désordre, ce soir. Les françaises ont, quant à elles, débuté difficilement leur journée avec une place de 16 mais l'ont mieux terminé en se classant 8ème. Ingrid et Gwendolyn sont 9èmes ce soir au général. Mais dans cette série, comme dans toutes celles qui ne comptent pas cinq manches (donc la plus mauvaise enlevée), on y verra plus clair demain soir.

 

Classement général provisoire avant jury après quatre manches

1ère Elise Rechichi et Tessa Parkinson (AUST) : 9 pts
2ème Natalia Via Dufresne et Lluisa Tutzo : 17 pts
3ème Marcelien de Koning et Lobke Berkhout (NED) : 18 pts
...
9ème Ingrid Petitjean (SN de Marseille) et Gwendolyn Lemaitre (SR Brest) : 36 pts

 

Planche RS :X femmes

Pour Faustine Merret, malgré une nuit passée, sa disqualification survenue hier soir très tard l'a évidemment marqué tout au long de la journée. Rappelons les faits relatés brièvement dans notre « dernière minute » hier.

Lors de son retour sur le parking, Faustine expliquait avoir perdu deux  places dans le final de la dernière manche en raison d'une réparation de faute commise sur l'espagnole Marina Alabau au moment d'enrouler la dernière bouée. Au retour, comme le règlement le veut, elle allait signifier au comité cette réparation. Pour elle, tout était réglée d'autant qu'aucun signe de l'espagnole ne laissait penser une possible suite. Le temps s'écoulait, et ni Philippe Gomez, l'expert en règlement de l'Equipe, attentif comme chaque soir aux évolutions du tableau, ni l'entraîneur Pascal Chaullet, ne constataient trace d'une protestation sur le panneau officiel dévolu à ce rôle (voir rectificatif plus bas). En réalité, l'espagnole avait attendu l'heure limite pour déposer sa protestation qui, signalée en premier lieu sur l'Intranet du village allait être aperçu par Julien Bontemps qui passait tout de suite l'information. L'espagnole portait réclamation pour la faute (hier dans notre communiqué, Faustine estimait s'être suffisamment écartée pour laisser de l'eau à l'espagnole en train de la passer à l'intérieur mais reconnaissait que les deux extrémités du wishbone avaient pu légèrement se toucher) mais aussi parce qu'elle estimait que Faustine l'avait réparé trop tardivement sur l'eau.

Le jury la suivait après une longue délibération et malgré les efforts de la Française assistée de Philippe Gomez. La journée se clôturait douloureusement sans compter l'énergie dépensée par Faustine à se défendre après une journée déjà éprouvante physiquement. Dans ces conditions, Faustine Merret a finalement limité les dégâts aujourd'hui dans deux manches encore difficiles de petit temps, plus éprouvantes en planche que les journées de brise, et où les occasions de contacts étaient fréquentes. 16ème à la première bouée, elle reviendra au final à la 10ème place dans la première manche puis s'adjugera la 6ème dans la deuxième. Pascal Chaullet, son entraîneur, expliquait ce soir : « je crois qu'on a passé la journée la plus difficile. La journée de repos demain laisse la possibilité de récupérer et de reprendre pieds. Ensuite, il faudra saisir les opportunités manches après manches ». Du côté des adversaires de la Française, si l'Italienne Sensini a su interrompre la domination de la Chinoise en remportant la dernière manche, Jian Yin n'en a pas moins été impressionnante encore en remportant la 1ère régate et en terminant 3ème dans la 2ème.

 

Classement provisoire après 4 manches (pas de manche enlevée)

1er Jian Yin (Chine) : 6 points
2ème Marina Alabau (Esp) : 15 pts
3ème Jessica Crisp (Australie) : 17 pts
...
15ème Faustine Merret (Crocos de l'Elorn) : 53 points

 

Rectificatif sur le « dernière minute » de notre communiqué du 11 août sur les RS :X femmes  : hier apprenant très tard la nouvelle nous écrivions dans un dernière minute :  « La réclamation a été portée très tardivement par l'espagnole Marina Alabau puisque ni Philippe Gomez, l'expert en règlement de l'équipe, ni Pascal Chaullet, l'entraîneur, ne l'avaient vu sur le tableau affecté à cet effet. C'est Julien Bontemps qui, en consultant l'écran des réclamations sur l'Intranet du village, s'en apercevait … ». Nous voulions évidemment appuyer là l'heure très tardive à laquelle la concurrente espagnole avait déposé. La phrase, écrite trop rapidement, pouvait cependant laisser supposer que Philippe Gomez et Pascal Chaullet avaient commis une erreur en ne voyant pas le dépôt sur le tableau. Ce n'en n'était évidemment ni l'intention ni surtout la raison comme nous l'expliquons en détail dans notre point ci-dessus où il se révèle tout simplement que l'Intranet du village a un temps d'avance sur le dépôt manuel sur le tableau. Que les intéressés, dont chacun peut apprécier la rigueur professionnelle et l'engagement passionné à l'image de tout l'encadrement technique et logistique de l'équipe, veuillent nous excuser pour cette involontaire mais possible interprétation.

 

RS :X hommes

Comme pour les femmes, les deux manches de la journée ont été éprouvantes pour les hommes. La faute au petit temps et à une régate au contact qui nécessitent une vigilance de tous les instants pour éviter les fautes. « Cela criait pas mal aux passages de bouées » nous dira un photographe installé sur un bateau de presse. Dans ces conditions, où rappelle Pascal Chaullet, l'entraîneur des planches, « Julien n'est pas le plus à son avantage, celui-ci a effectué une bonne journée en restant régulier aux avant-postes ».  5ème puis 4ème, il gagne une place au classement, 4ème ce soir, d'autant que si la journée de jeudi se passe bien, sa manche de 13 enlevée devrait le propulser plus haut encore. L'israélien Shahar Zubari, 1er ce soir, et le néo-zélandais Tom Ashley, 3ème, sont les deux lauréats des manches du jour. Repos demain pour Julien, les jours à venir, espère Pascal Chaullet, promettent « une mer un peu plus agitée qui devrait lui convenir encore plus ».

 

Interview  de Julien Bontemps :

Le vent était plus léger qu'hier avec moins de vagues et d'algues (par centaines ce matin, les bateaux traditionnels chinois ont nettoyé le plan d'eau après les quelques bancs aperçus hier, ndr). C'est une bonne journée avec deux manches dans les cinq. C'était très important d'être bien placé à la première marque au vent car après nous avions constaté avec Pascal (Chaullet, ndr) que c'était dur de revenir. En outre, il y avait beaucoup de duels et de risques de contact et il fallait quand même garder un œil global sur le plan d'eau et le reste de la flotte. Je pense dans ces conditions avoir bien géré mon physique, avoir trouvé un bon rythme de course en sachant placer des accélérations à des moments décisifs. L'israélien est bien dans le match mais pas irrésistible.

 

Classement provisoire après 4 manches

1er Shahar Zubari (ISR) : 8 pts
2ème King Yin Chan (HKG) : 16 pts
3ème Tom Ashley (NZ : 19 pts
4ème Julien Bontemps (ASPTT Nantes) : 23 pts

 

Avant leur retour sur l'eau demain, le bilan des Yngling, Finn et 49er

A mi-JO, tout est encore possible pour les Yngling et Finn. L'équipage de Anne Le Helley, 8ème,  se situe à deux point du podium mais également à deux points des 11ème dans une série très serrée si l'on excepte l'avance prise par les deux premières, britanniques et néerlandaises. Cette 3ème place, le finniste Guillaume Florent la possède pour le moment à seulement 8 et 9 points des deux premiers et avec presqu'autant d'avance (7) sur le 4ème.

Les 49er ont eux disputé un peu plus du tiers de leur compétition qui compte 15 manches avant la Medal Race. Il est donc plus difficile de tirer un bilan tant le classement a fluctué au cours des deux premiers jours mais 6èmes, ils sont toujours dans le coup. Ils jouent parfaitement leur rôle d'outsider pour un podium dont ils sont séparés de 16 points. Un écart qui reste mesuré dans une série qui se joue sur un aussi grand nombre de manches.  

 

Interview bilan mi-course de Julie Gerecht (équipière du Yngling français) :

« Ce qui se passe confirme les courses de la saison, tout est très serré. Il y a 4 points entre la 3ème et la 11ème ! En ce qui concerne notre bilan, nous sommes dans le match. A mon sens, demain on recommence une nouvelle régate en se disant qu'il n'y a rien de gagné, rien de perdu. On peut faire entre 3 et 11. On a une bonne stratégie, une bonne vitesse au près et au portant on est vraiment très bien. Donc il ne faut rien changer si ce n'est éviter les grosses erreurs qui nous ont coûtées 6 à 7 points au moins ce qui nous mettrait pas loin des néerlandaises (2ème) avec qui nous avons souvent navigué."

 

Interview du jour : Xavier Revil et Christophe Espagnon

Nos deux représentants en Tornado, support de la série des catamarans de sport dont il s'agit des derniers JO par décision de réduire à dix les séries pour 2012, débutent la compétition vendredi 15 août. Xavier (barreur) et Christophe (équipier)  répondent à nos questions.

 

Comment se passent ces derniers jours d'avant compétition ?

Xavier Revil : Tranquillement. Nous ne sommes pas pressés par le temps. Nous avons passé la jauge le 7 août mais depuis nous avons suffisamment de détails à régler pour ne pas nous ennuyer. Nous naviguons aussi tous les jours, seuls, en travaillant les manœuvres. De toute façon, nous étions calés sur le 15 et nous avons organisé notre emploi du temps à partir de ça. C'est sûr que nous avons des petits pincements, du style : comment vont se comporter les étrangers contre qui nous n'avons pas navigué depuis juin ? Mais globalement ce n'est pas très différent d'un Mondial .

 

Christophe Espagnon : C'est pareil même si participer à la cérémonie d'ouverture à Pékin a été important. Ce sont les JO quand même ! Mais nous sommes aussi calmes que nous le paraissons.

 

Le Tornado est une série dont la jauge accepte pas mal de différences, vous pouvez nous les décrypter ?

X.R : Je comparerais bien cela à la Formule 1. Nous avons un cadre, des mesures et règles à respecter mais avec une tolérance suffisante pour permettre des différences. Pas à l'œil nu mais le spécialiste les voit aisément. Nous pouvons jouer sur la coque, appendices, voiles. Pour la coque, ce n'est pas très évident car en réalité il y a surtout deux constructeurs au monde dont un ne fournit que les britanniques. Le plus gros travail s'effectue sur les voiles. Il occupe 50 à 80 % du temps consacré à la préparation du bateau.

 

C.E : Tout le monde cherche évidemment à trouver les voiles qui lui permettent d'aller le plus vite mais surtout celles qui seront le mieux adaptées à la façon de naviguer de l'équipage. Cela joue sur la forme, un peu les matériaux même si en cette matière, il y a une grande homogénéité et puis après ce sont surtout les réglages dynamiques qui comptent. Vu les écarts très faibles entre nous, cela compte évidemment.

 

XR : Si on regarde les six premiers des JO précédents, aucun n'a un jeu de voile identique. Il est impossible de bien faire au niveau mondial avec des voiles standard. Le partenariat avec une voilerie est important, nous c'est avec Incidences La Rochelle. Le jeu de voile doit effectivement s'adapter à la façon de naviguer de chacun : nous sommes à classer dans ceux qui serrent le vent, qui cherchent la route la plus courte à l'inverse par exemple des australiens qui font plus de route mais vont plus vite.

 

Que pensez-vous du plan d'eau ?

XR : Il  nous plait puisque nous y avons obtenu de bons résultats lors des Test Event ! On le voit positivement : le vent est faible mais régulier en force et direction et pour des régatiers de notre style qui n'aimons pas prendre les options extrêmes, cela réduit justement la possibilité d'options extrêmes pour ceux qui naviguent ainsi.

 

C.E : Le courant est un facteur supplémentaire qui nous intéresse et qui met du sel à la compétition.

 

Votre objectif ?

X.R : Le podium ! C'est le but de notre P.O et non le fait de simplement participer aux JO.

 

C.E : Evidemment. Une médaille aux JO, ce n'est pas l'absolu en voile olympique mais pas loin… D'autant que nous n'aurons pas l'occasion d'en faire d'autres en Tornado puisqu'il disparait des JO. 

 

Comment allez-vous aborder votre première journée de régate ?

C.E : Sans précipitation à terre comme sur l'eau. En s'appliquant à bien faire les choses.

 

X.R : Nous avons bien analysé avec Philippe Neiras les spécificités aux JO, le fait de naviguer en flotte réduite par exemple. Il faut aussi éviter la sortie de route, une très mauvaise manche qui vous handicape toujours pour la suite. Ici ce sera très dur de rattraper les points. Il faudra tout le temps rester dans le peloton de tête, retarder le plus tard possible la mauvaise manche que tout le monde subira. Et puis tenter de se détacher sur la fin. Il ne faut pas se faire dépasser par la taille de l'événement, pas naviguer « petit bras » comme on dit au tennis de ceux qui ne parviennent pas à conclure un match. Il ne faut pas tenter l'impossible parce que ce sont les JO ni non plus trop se contrôler.

 

Commencer bien après les autres, cela vous inspire quoi ?

C.E : Cela nous conforte dans notre préparation. Nous ne sommes pas enfermés dans notre préparation, nous suivons ce que fait l'équipe, nous discutons de leurs régates. Et puis nous débutons avec les Stars donc cela relativise notre attente et singularité.

 

Et ce fameux « Code O » (grand geenaker nouvellement arrivé sur le circuit pour ces JO), que vous inspire la décision du jury de finalement l'accepter ?

X.R : Comme le jury a également refusé l'utilisation du raidisseur de tangon qui permet son utilisation maximum, cela réduit sa portée. Quand il y aura des vagues, le tangon va se balader et il y a même risque de casse. J'en avais fait réaliser un mais je considérais qu'en si peu de temps, nous n'avions pas la possibilité d'en maîtriser suffisamment le potentiel. Je suis d'un avis différent des étrangers : quand on s'est comparé aux hollandais qui l'avaient en entraînement, cela ne marchait pas fort mais les autres étrangers ont considéré que les hollandais faisaient exprès de cacher leur jeu, moi je ne crois pas. De toute façon, cela concerne deux équipages, américains et hollandais, qui n'avaient pas grand-chose à perdre. Cela reste quand même une interrogation .

 

C.E : C'est aussi une autre philosophie de la course que nous. Eux tablent sur le petit temps où la voile peut être un plus. Nous avons voulu rester polyvalents en nous souvenant que lors des Test Event, la course s'est jouée le dernier jour dans la brise."

 

Au programme demain, 13 août, sur le Centre Olympique de voile de Qingdao

- Manches 7 et 8 à 13 et 14 h (soit 7h et 8h heure française) des Finn avec Guillaume Florent (YC Dunkerque)
- Manches 7 et 8 à 13 et 14 heures des Yngling avec Anne Le Helley (SR.Rochelaises), Julie Gerecht (SN St Quay Portrieux/équipe de France militaire) et Catherine Lepesant (SRR) 
- Manches 7, 8 et 9 des 49er avec Manu Dyen (CNV Aix les Bains) et Yann Rocherieux (CN de Sciez) à 13, 14 et 15 heures (soit 7h, 8h et 9h heure française)
-  Manches 5 et 6 des 470 Femmes à 13 et 14 h avec Ingrid Petitjean (SN Marseille) et Gwendolyn Lemaître (SR Brest)
- Manches 5 et 6 des 470 hommes à 13 et 14 heures avec Nicolas Charbonnier (YC Antibes) et Olivier Bausset (CN Ste Maxime)
- Manches 3 et 4 à 13 et 14 heures des Laser avec Jean-Baptiste Bernaz (COYCH Hyérois)
- Manches 3 et 4 à 13 et 14 heures des Laser Radial avec Sarah Steyaert (CV Chatelaillon)

 

Par : Effets Mer


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