Menu Espace licencié Espace club Boutique clubs

Nous suivre

 

 

Nos partenaires

Banque Populaire, Marine National - Partenaires de la FFVoile

L'Agenda

En ce moment

Prochainement

> Actualités


Deux victoires de manches et deux podiums provisoires pour les tricolores

[Equipe de France]  - le 11/08/2008

[Equipe de France]

Au sommaire :

- La journée en bref
- Le point sur les 49er avec interview de l'entraîneur Guillaume Chiellino (6ème au général)
- Le point sur les Finn avec interview de Guillaume Florent (3ème au général)
- Le point sur les Yngling  (8ème au général)
- Le point sur les 470 avec interview de Nicolas Charbonnier (1er au général) et interviews d'Ingrid Petitjean et Gwendolyn Lemaitre (5ème au général)
- Le point sur les RS :X avec interviews de Faustine Merret (7ème au général) et Julien Bontemps (6ème au général)
- L'entrée en lice demain des Laser Hommes avec interview de Jean-Baptiste Bernaz
- L'entrée en lice demain des Laser radial
- L'interview du jour : Sarah Steyaert, représentante tricolore en Laser radial et championne du monde 2008
- Le programme de demain, mardi 12 août

 

Toujours du soleil à Qingdao malgré de gros cumulus menaçants, une mer plus agitée et un vent qui a fluctué selon les zones de courses entre cinq et une bonne dizaine de nœuds. Les 15 manches prévues au programme ont donc pu se disputer. Elles ont été marquées par deux victoires françaises - les filles du 470 Ingrid Petitjean et Gwendolyn Lemaître ont ouvert leurs JO de cette manière et Julien Bontemps en Planche a été impérial dans sa 2ème régate - et deux podiums provisoires au général : la 1ère place de Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset en 470 hommes grâce à leur régularité aux avant-postes (6 et 3) et la 3ème de Guillaume Florent en Finn, plus parlante puisque survenue après trois journées et un cumul de points qui ne tient plus compte de la  plus mauvais manche (enlevée à partir de cinq manches disputées, ndr).

 

4ème et 6ème aujourd'hui, le nordiste vire donc en bonne position à mi-parcours de ses JO et impressionne de plus en plus par sa régularité et son intelligence de course.

En planche, nos deux représentants ont connu un scénario comparable : dans sa première manche, Julien a du réparer une pénalité puis est tombé ce qui explique sa 13ème place ; dans la seconde des RS :X femmes, Faustine Merret a connu les mêmes soucis mais en ordre inverse (chute puis plus tard réparation de faute) ce qui l'a reléguée à la 8ème place sur la ligne d'arrivée. Si la 1ère place de Julien dans la manche suivante rattrape l'ensemble et le propulse à la 6ème au général, Faustine, 7ème de la première manche, parle d'une dure première journée d'autant que dans le même temps la chinoise Jian Yin, sa dauphine à Athènes, a fait un sans faute. Sa 7ème place au classement n'a cependant rien d'alarmant sur un championnat où la résistance physique pourrait être prédominante. Autre point positif : les observateurs ont pu apprécier sa vitesse au portant qui lui a, à chaque fois, permise de remonter des adversaires.

En 49er, Manu Dyen et Yann Rocherieux atteignent leur journée de repos à la 6ème place du général (5ème, 12 et 13ème aujourd'hui) dans une série qui « brasse » beaucoup (entendez où les classements de chaque manche évoluent vite) comme en témoigne la journée catastrophique des britanniques (14,15,15), leader hier et seulement 9ème ce soir.

Repos demain aussi pour notre équipage de Yngling, 5 et 10ème des manches du jour, qui se classe pour le moment 8ème au général. Si demain 49er, Finn et Yngling sont en repos, entrent par contre dans la danse les Laser hommes et femmes avec Jean-Baptiste Bernaz et notre championne du monde 2008, Sarah Steyaert.

 

49er

Après une bonne première journée, Manu Dyen et Yann Rocherieux ont effectué une deuxième journée un peu plus moyenne. Bons dans la première manche (5ème), ils ont du concéder deux places au-delà de 10 ensuite (12 et 13). Mais nul n'est à l'abri de l'erreur comme en témoigne la journée catastrophe des britanniques (14/14,15) brillants leaders hier et 9ème aujourd'hui. Il faut juste souhaiter comme l'explique l'entraîneur des français Guillaume Chiellino, que les « trois premiers qui n'ont pas eu de « jour sans » en auront un par la suite »… Jour de repos demain pour les 49er.

 

Interview Guillaume Chiellino : « Bonne journée hier, moyenne aujourd'hui voilà le bilan après deux jours. Par contre une constante : Manu et Yann prennent toujours de bons départs et par la suite, dans une zone de navigation et avec la direction de vent actuelle (sud-est) qui est contraire au courant, cela pourrait se révéler une arme déterminante. 16 points de retard sur le 3ème, rien n'est perdu. Il faut souhaiter que les leaders aient aussi un jour sans à leur tour ».

 

Classement 49er après 6 manches (la plus mauvaise enlevée)

1er Nathan Outteridge/Ben Austin (Aust) : 13 pts
2ème Warrer/Ibsen (DEN) : 15 pts
3ème Sibello/Sibello (ITA) : 20 pts
6ème    Manu Dyen (CNV Aix les Bains) et Yann Rocherieux (CN de Sciez) : 36 pts

 

Finn

La régularité devrait à terme primer dans cette série où les classements « brassent » beaucoup pour reprendre le vocabulaire des régatiers. Pour preuve pas moins de 16 concurrents se partagent aujourd'hui les 10 premières places de chacune des deux régates courues. Seuls le britannique Ben Ainslie, cependant relativement irrégulier avec une 1ère et une 10ème place, l'américain Zach Railey, le français Guillaume Florent et le néo-zélandais parviennent à rentrer dan le Top Ten dans les deux cas. On conclura cette démonstration en disant que ce soir, après 3 jours de course, 6 régates disputées et avant un jour de repos bien mérité, les trois premier nommés occupent dans cet ordre le podium provisoire des Finn ! Guillaume aura présenté deux visages lors des deux manches du jour.

La première le voit assurer, « sans prendre de risque » dira-t-il, une 4ème place. Dans la seconde, il effectue une superbe remontée en passant de la 17ème à la 6ème place. Pas à dire le nordiste impressionne surtout, comme l'analyse ce soir la directrice de l'équipe de France Claire Fountaine, qu'il n'a jamais été sifflé pour « pumping ». Explication : dans le petit temps, les Finnistes peuvent être tentés de « pomper » sur leur voile, ce qui est interdit, et « réprimé » par la règle 42. Celle-ci prévoit une disqualification au bout de 3 sifflets dont le nombre, comme les cartons jaunes dans un championnat de football, se cumulent au cours de l'épreuve. C'est dire si dans les conditions de Qingdao ce type d'élément peut également peser.  

 

Guillaume Florent : « C'était encore une grosse journée. C'est dur. J'avais décidé de ne pas trop prendre de risques. Dans la première manche, par exemple j'ai assuré et joué placé. Dans la seconde, je suis parvenu à revenir petit à petit. Le bilan au bout de trois journées ? Ce n'est pas facile, il se passe des « trucs » et c'est une course à élimination. Ce n'est pas un plan d'eau m……. mais disons farceur. Il faut faire avec et je suis pour le moment assez content ».

 

Classement général provisoire après 6 manches

1er Ben Ainslie (GBR) : 17 pts
2ème Zach Railey (USA) : 18 pts
3ème Guillaume Florent (YC Dunkerque) (FRA) : 26 pts

 

Yngling

Les françaises ont terminé 5ème et 10ème des deux régates du jour. Ce soir, elles se classent 8ème du classement général d'où leur plus mauvaise manche est enlevée. Un bilan qui à mi-parcours de leurs JO les qualifie pour le moment pour la Medal race. Mieux, elles peuvent toujours croire en leurs chances de médailles puisque 3 points les séparent du podium. Tout reste donc ouvert : «  de toute façon, dans cette série nous savons que les places en Medal race se jouent sur la dernière journée. Jusque là, tout est possible entre la 6ème et la 12ème place » analyse leur entraineur Bertrand Dumortier. Repos demain pour les filles du Yngling. Une série qui voit les grandes favorites, les britanniques menées par Sarah Ayton, en tête du classement.

 

Classement après six manches (une enlevée)

1ère Ayton/Webb/Wilson (GBR) : 15 points
2ème Mulder/Bes/Witteveen (NED) : 18 pts
3ème Krystal Weir/Karyn Gojnich/Merel Farrell (Australie) : 32 pts
8ème Anne Le Helley (SR.Rochelaises), Julie Gerecht (SN St Quay Portrieux/équipe de France Militaire), Catherine Lepesant (SRR) : 34 points

 

470 hommes

10 nœuds de vent pour la première manche des 470 qui a été le théâtre d'une remontée spectaculaire de Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset : 17ème à la première marque puis même 18ème, ils ont ensuite mis le turbo pour remonter à la 8ème et au final à la 6ème place. Preuve d'une grosse capacité à rester calmes et à trouver des couloirs de vent suffisamment dégagés pour ne pas être gênés par la flotte qui se trouve devant eux. La deuxième manche les voit effacer un handicap bien moindre en passant de la 6ème à la 3ème place. Une régularité récompensée par une première place au général dans une série où cette qualité a davantage primé que les victoires de manches. Témoins les 8ème et 9ème place au général des deux lauréats du jour, les équipages Japonais et Irlandais, incapables de faire mieux que 21 et 22ème à leurs autres manches.

 

Nicolas Charbonnier : « Dans la première manche, nous avons assez mal commencé, ce qui nous arrive souvent, et remonté méthodiquement pour terminer 6ème.  Etre capable de remonter ainsi quand on est en 2ème rideau, c'est évidemment positif mais c'est aussi un défaut, assez habituel chez nous, de s'y laisser glisser… Il faudra que l'on s'applique sur ce point. La deuxième manche a été plus simple car toujours dans les premiers. Reste évidemment que c'est un bon bilan. Nous pensions avant de partir qu'il faudra toujours être dans les dix. Cela débute donc bien. »

 

Classement provisoire avant jury après deux manches

1er Nicolas Charbonnier (YC Antibes) et Olivier Bausset ( CN Ste Maxime) (FRA) : 9 pts
2ème Onan Barreiros et Aaron Sarmiento (ESP) : 10 pts
3ème Alvaro Marinho et Miguel Nunes (POR) :  10 pts

 

470 femmes

On attendait avec curiosité la mise en route de notre nouveau duo. Elle a été efficace puisque ponctuée par une victoire de manche d'Ingrid Petitjean et Gwendolyn Lemaitre. Si la 2ème manche a été plus difficile, notamment en raison d'une réparation de pénalité (360°), les françaises y auront démontré une belle capacité à remonter la flotte. Au final un bon début, 5ème au général, dans une série où l'on retrouve les meilleures aux avant-postes comme les hollandaises Marcelien de Koning et Lobke Berkhout, championnes du monde 2007, en tête avec les australiennes Elise Rechichi et Tessa Parkinson, lauréates ici du Test Event 2007.

 

Ingrid Petitjean et Gwendolyn Lemaître :« La première manche, on est 7ème au début et on remonte progressivement. On est contentes car on enlève la première place à l'enroulement de la première bouée. Dans la 2ème, nous nous sommes un peu trompées de stratégie sur le premier bord de près, on remonte bien mais on commet une faute que l'on répare. On est quand même assez satisfaites car ensuite nous sommes quand même parvenues à remonter à la 11ème place. Le classement a beaucoup évolué au cours des manches puisqu'aucun des équipages passés en tête à la première bouée au vent n'a pu remporter la manche. Nous avions pour objectif ce matin de faire deux manches dans les cinq et si on fait la moyenne des deux, on y est presque. Mais gagner une manche, c'est bien psychologiquement et au décompte final en cas d'égalité, cela peut nous départager. Et puis ouvrir les Jeux par une victoire, c'est bien ! ».

 

Classement général provisoire avant jury après deux manches

1er Marcelien de Koning et Lobke Berkhout (NED) : 4 pts
2ème Elise Rechichi et Tessa Parkinson (AUST) : 4 pts
3ème Natalia Via Dufresne et Lluisa Tutzo : 9 pts
5ème Ingrid Petitjean (SN de Marseille) et Gwendolyn Lemaitre (SR Brest) : 12 pts

 

RS :X Femmes

La journée aura confirmé l'hétérogénéité de cette série où l'on a vu les sept premières du classement général se disputer le podium des deux manches. Autre constante : la domination de la chinoise Jian Yin qui a su profiter de son avantage au près pour prendre à chaque fois une confortable avance. Notre championne olympique a, elle, davantage souffert pour son entrée en lice. La première manche, très physique car disputée dans des petits airs et du clapot qui ont contraint les planchistes à « pomper » sans cesse leur voile de 8,5 m2 pour progresser, a vu Faustine passer en 6ème position à la première bouée au vent. Elle effectuait ensuite une superbe descente au portant - elle s'y montrera redoutable toute la journée - lui permettant de remonter deux places. On croit alors au début de sa remontée mais le deuxième bord de près la relègue de 4 places au final (8ème). Le scénario se renouvèlera dans la deuxième manche mais avec cette fois deux incidents de course qui s'ajouteront : une chute au portant qui bride sa remontée puis, au final, une pénalité réparée, qui lui coûte deux places et la place 7ème sur la ligne d'arrivée.

7ème ce soir au général, Faustine tire une conclusion simple pour la suite : « il ne faut pas tomber, pas commettre de fautes, ne pas se tromper de bords… ». Parions que demain sera un jour très différent de ce point de vue pour la Brestoise.

 

Dernière minute

Juste avant que le centre de presse ne ferme ses portes à Qingdao, on apprenait la mauvaise nouvelle du jour : Faustine Merret était disqualifiée pour sa 2ème manche ! La réclamation a été portée très tardivement par l'espagnole Marina Alabau puisque ni Philippe Gomez, l'expert en règlement de l'équipe, ni Pascal Chaullet, l'entraîneur, ne l'avait vu sur le tableau affecté à cet effet. C'est Julien Bontemps qui, en consultant l'écran des réclamations sur l'Intranet du village, s'en apercevait et prévenait la championne qui était déjà en soin avec les kinés de l'équipe. A 21h30, la sentence tombait : le jury estimant que Faustine avait réparé trop tard à la fin de la deuxième manche (lire ci-dessous son interview) disqualifiait la française. Certes les 28 points que lui coûte cette disqualification seront effacés lorsqu'après 5 manches disputées, la plus mauvaise sera enlevée, mais la perte de son joker le premier jour sur la plus mauvaise note possible constitue un handicap certain pour la suite. Faustine rétrograde ce soir à la 19ème place du classement général. Avant le début de l'épreuve, Faustine redoutait que la course ne se joue sur le tapis vert. Espérons que ce présage s'effacera dans les jours à venir.

 

Faustine Merret :« La première manche, je prends un départ correct. Je ne pars pas forcément du bon côté au près mais je reviens bien au portant puisque je passe 4. Je tarde à renvoyer sur la droite, les autres profitent d'un contre-courant et me passent comme ça… Dans la deuxième manche, je pars sur la gauche. Je suis dans le paquet à la bouée au vent, 4 je crois, et puis je tombe en glissant sur une algue (qui ont fait leur réapparition aujourd'hui en plaques éparses, ndr). Je perds des places. Et puis à la dernière bouée,  je laisse l'intérieur à l'espagnole qui je pense a toute la place voulue. Je touche légèrement son wishbone et elle fait mine de réclamer. Je n'y crois pas trop mais quand, avant l'arrivée, je la vois aller vers le bateau comité, je préfère réparer et effectuer un 360° et je perds encore une place. Le bilan ? Je suis capable de rattraper des places mais cela ne sert à rien car je les reperds. C'est dur pour une première journée d'autant que mon plus mauvais classement au cours des manches aura été à chaque fois à l'arrivée. La chinoise est un cran au-dessus au près. Je n'ai rien à changer. Il faut que je ne tombe pas, que je ne fasse pas de fautes et que je ne me trompe pas de bords mais cela je le savais avant le départ. Le point positif : c'est vrai que je vais vite au portant. »

 

Classement provisoire après deux manches

1er Jian Yin (Chine) 2 pts
2ème Jessica Crisp (Australie) : 6 pts
3ème Bryony Shaw (GBR) : 7 pts
19ème Faustine Merret (Crocos d'Elorn) : 36 pts

 

RS:X hommes

Julien Bontemps a débuté moyennement sa première journée des JO. 5ème à la marque au vent, il commettra une  pénalité puis, plus tard, tombera à l'eau alors qu'il remontait son handicap au classement. Bilan : 13ème à l'arrivée. Mais entre les deux manches Julien saura se reconcentrer sur les points positifs malgré tout de sa première régate. En dehors de ses deux problèmes, il aura démontré un beau potentiel tant au près qu'au portant. Complet en un mot. Il repart donc dans la 2ème manche sans pression. Il a raison puisqu'il fait une démonstration et l'emporte aisément ! Du coup si l'israélien Shahar Zubar a marqué les esprits (1er et 3ème), Julien aura également impressionné plus que ne le traduit son résultat brut au général (6ème).

 

Julien Bontemps : « C'est une journée mitigée. La première manche a été difficile car en haut (à la bouée au vent, ndr), je suis dans les cinq et puis je commets une pénalité que je répare. Je reviens bien sur le vent arrière mais je tombe à l'eau bêtement. La leçon du jour, c'est qu'il faut éviter de tomber car en remontant non seulement ta voile est mouillée mais en plus le wishbone est gras ce qui rend compliqué sa prise par la suite. Et dès lors j'avais les bras tétanisés et je n'ai pas pu faire grand-chose. Je m'étais bien reposé entre les deux manches, il y avait un peu plus de vent et là je prends un bon départ. Ensuite, j'ai profité d'une bonne vitesse et gagné. Je me sais rapide au près mais ma vitesse au portant qui me posait problème il y a quelques mois est vraiment un fait positif. Je me pose moins de questions qu'aux derniers JO et en plus, j'ai déjà remporté la manche que je n'étais pas parvenu à remporter à Athènes. Donc, finalement cela commence bien tout en restant mesuré ».

 

Classement provisoire après deux manches

1er Shahar Zubari (ISR) : 4 pts
2ème King Yin Chan (HKG) : 9 pts
3ème Aichen Wang (Chine) : 10 pts
6ème Julien Bontemps (ASPTT Nantes) (FRA) : 14 pts

 

Laser hommes

Ce dériveur, l'un des plus diffusé au monde, a récompensé depuis son arrivée aux JO en 1996 que de très grands noms de la voile olympique : le brésilien Robert Scheidt en 1996 et 2004, (parti depuis sur Star), et le britannique Ben Ainslie en 2000, aujourd'hui en Finn. Elle récompense souvent l'expérience tant la science d'une régate en flotte nombreuse est essentielle pour ce qui constitue la série la plus étoffée des JO avec 43 inscrits. C'est pourtant à un tout jeune Lasériste, benjamin de l'équipe (21 ans il y a un mois), qu'a été laissé le soin de défendre les couleurs françaises à Qingdao. En retenant le varois Jean-Baptiste Bernaz, le comité de sélection a misé sur ses aptitudes dans le petit temps. Mais « JB » ne possède pas cette seule qualité : enjoué, positif, sans complexe, il avance avec la foi des novices. On sait qu'elle peut renverser les montagnes. Dans une série où les français n'arrivent pas à se stabiliser en haut de la hiérarchie mondiale - même si le titre de vice-champion d'Europe de Bernaz en 2007 est l'une des illustrations des possibilités de l'école française en la matière -  le licencié du COYCH hyérois croit en ses chances : « mon objectif pour les JO, c'est plus que jamais le podium. C'est faisable. Je vais le faire » disait-il sur le parking de la SOF en mai dernier. Il n'a aujourd'hui pas changé d'avis. Il aura pour cela fort à faire avec le britannique Paul Goodison, le polonais Maciej Grabowski, l'autrichien Andreas Geritzer, médaillé d'argent à Athènes, le canadien Michael Leigh, le néo-zélandais Andrew Murdoch, le suédois Rasmus Myrgren et la star de la série, l'australien Tom Slingsby, champion du monde 2007.

 

Les repères en Finn :

Medal race : 19 août

Entraîneur : pas d'entraîneur sur le site. Trio d'entraîneurs des Lasers pendant la PO : François Le Castrec, Lionel Pellegrino et Pascal Lacoste.

 

Jean-Baptiste Bernaz : « Je me sens bien, très bien. Je vais vite, je suis détendu, j'ai l'esprit clair. Le plan d'eau est compliqué et on ne peut pas gérer tous les éléments mais c'est aussi cela qui est intéressant. Et puis bien sûr je l'apprécie pour le petit temps car dans ces conditions je vais vite, je me suis entraîné pour ça et perdu du poids. Je vis les JO à fond même loin de Pékin. Je me sens au moins aussi rapide que les meilleurs et moi, contrairement à eux, je n'ai rien à perdre. J'aurais sans doute d'autres Jeux, pour la plupart d'entre eux peut-être pas. »       

 

Laser Radial

Sarah Steyaert, qui, à 21 ans, ne laisse que pour 8 mois le rôle de benjamin de l'équipe à Jean-Baptiste Bernaz, est la championne en titre de la spécialité. Pourtant, celle qui a grimpé en haut de la hiérarchie mondiale en peu de temps ne se voit pas pour autant comme la favorite de cette série en solitaire sur monotype pur (les Laser sont tirés au sort avant l'épreuve, ndr). Une série qu'elle voit très ouverte avec pas moins de 8 noms d'adversaires citées pour le podium dans les conditions de Qingdao : Jo Aleh (NZ),  Tania Elias Calles (MEX), Anne Tunnicliffe (USA), vainqueur ici du Test Event 2007, Evi Van Acker (BEL), Lijia Xu (CHN), sa dauphine du Mondial 2008 et championne du monde 2006, Sarah Blanck (AUS), Penny Clark (GBR) et Gintare Volungeviciute (LIT). Comment Sarah se situe-t-elle dans cette hiérarchie ? « Pas trop mal je crois. Je ne me suis pas comparée à elles depuis longtemps, sauf au championnat d'Europe mais ce n'était pas les mêmes conditions. Et puis aux JO, je pense que le mental va être prédominant ». Et le mental n'est pas ce qui manque à la jeune Sarah.

 

Repères en Laser Radial

Medal race : 19 août

Entraîneur : pas d'entraîneur présent. Pendant la PO, même entraineurs que Laser hommes avec la participation de François Husson.

28 inscrits

  

Interview du jour : Sarah Steyaert, représentante tricolore en Laser Radial

Ton sentiment à 24 heures de ton entrée en compétition : « Un peu de peur mais du type que j'aime bien. Un trac positif ».

 

Des enseignements sur ces derniers jours d'entraînement ? « J'ai fait le choix de ne pas énormément naviguer. Je connais bien le plan d'eau et plus particulièrement mon rond (une des cinq zones de course  attribuées à chacune des séries, celle des Laser est la C soit l'une des plus au large, ndr) sur lequel je me suis beaucoup entraînée en juin. Je n'avais pas trop envie de voir mes adversaires, je les verrai assez tôt et pendant assez longtemps. »

 

Ce que tu redoutes le plus sur ce plan d'eau ? « Le courant est contraire au vent donc il sera essentiel de virer la marque au vent dans les premières car il sera quasi impossible de remonter au portant. Or le portant est mon point fort. Donc, il faut que je trouve d'autres cartes : les départs, le près… »

 

Les JO correspondent à ce que tu imaginais ? « Je n'imaginais pas grand-chose jusqu'à la cérémonie d'ouverture de Pékin à laquelle j'ai tenu à assister. Là, c'est clair que j'ai réalisé ! Mais justement je ne veux pas me faire dépasser par l'événement donc je travaille de nouveau à m'en extraire un peu ».

 

Tu disais en mai que tu venais ici avant tout dans l'optique de préparer 2012, tu n'as pas une autre idée derrière la tête ? « C'est sûr que j'ai une petite idée. Je suis une compétitrice, une battante et je ne suis pas venue pour ne rien faire ! Donc même si j'enregistre tout pour 2012, ce qu'il faut faire et ne pas faire, dès demain mon objectif principal, c'est Qingdao… »

 

 

Au programme demain sur le Centre Olympique de voile de Qingdao

-  Manches 3 et 4 des 470 Femmes à 13 et 14 h avec Ingrid Petitjean (SN Marseille) et Gwendolyn Lemaître (SR Brest)- Manches 3 et 4 des 470 hommes à 13 et 14 heures avec  Nicolas Charbonnier (YC Antibes) et Olivier Bausset (CN Ste Maxime)

- Manches 3 et 4 à 13 et 14 heures des Planches RS:X Femmes avec Faustine Merret (Crocos de l'Elorn)

- Manches 3 et 4 à 13 et 14 heures des Planches RS :X hommes avec Julien Bontemps (ASPTT Nantes)

- Manches 1 et 2 à 13 et 14 heures des Laser avec Jean-Baptiste Bernaz (COYCH Hyérois)

- Manches 1 et 2 à 13 et 14 heures des Laser Radial avec Sarah Steyaert (CV Chatelaillon)            

 

Par : Effets Mer


[Retour aux actualités]

 


 

Recherche d'actualités
Par mot clef :

 

Nous contacter par mail

Fédération Française de Voile
17 rue H. Bocquillon - 75015 Paris
Tel : 01 40 60 37 00
Fax : 01 40 60 37 37

Voir aussi

World Sailing Ministere des Sports